LA RE\TE SOCIALISTE ,k ::--::imcse, t C/J. Robert, l'apôtre bien connu <le la participation aux bénéfices, des hommes comme ;\l. Brcsla_\', collaborateur au journal de ).[. Paul Lao,•-Be1111!it'lI'It,·ro110111ifsrfar11rais, et :'-.1. Fo11gcro11sse, rédacteur de la R,for111s1,•,ciale, organe de l'école de Le Play. ~!. Fo11ga,,11ss,•, grùcc à l'autorité qui s'attache ,·1 son 110111 et ,\ ses traYaux, wait même été choisi comme sec1ùaire général des Sociétés coopératiYcs aux deux congres de Lyon et de Tours. Une chose fort c,1pitale dc\·ait <liYiscr tùt ou tard toutes ces têtes d'économistes : c'était la manière de poser la question socde par r.1pport au rùle que doi\·cnt jouer les Sociétés coopfaati\·es. Cette occasion, ~[;'-.!. Brcslay et Fougcroussc la trou,·ércnt en 1889, lors <le la réunion du congrès de Paris. L\ se dessina la rupture profonde qui deYait séparer ceux qui se rangèrent sous la bannicrc de l'école de :--limeset ceux qui étaient hostiles aux Yisécs de cette dernière école. L'orateur du congrès était, précisément, M. C/J. Gide, un adepte ferYcnt de l'école de ~imes, à qui des <'.:conomistescomme J\I).!. Brcslay et Fougcrousse, reprochent <les tendances Yers le socialisme. Il est utile de rappeler ici, en quelques mots, les donn<'.:esprincipales de cc que l'on appelle l'école de ::--limes. La coopération est, pour des hommes comme MJ\I. Gide, de BoyYe et Fabre, non pas seukment un,:; institution destinée à améliorer le sort des salariés; mais destinée ,\ transformer complétemcnt et même à éliminer graduel• kment le salariat lui-même, en donnant aux traYailleurs la propriété <le leurs instruments de production, et à supprimer l'intcrm<'.:<liairc, y corn pris I'ent reprencu r. !:lie ne \·isc pas à la suppression du capitalisme, mais simplement :\ la suppression de son droit sur les profits ou diYidcndcs en le réduisant,\ la portion congrue, l'i11térct. Elle s'efforce de donner:\ la coopération un idéal et de soulever les ilmcs en leur montrant un but qui \·aille la peine d'être atteint (1). Quels sont les Yoics et moyens employés par l'école de >:imcs? Elle préconise, non point d'abord l'association de production, comme on l'aYait fait jusqu'alors sans succcs en France, mais en prcmicrc ligne l'association de consommation, comme on l'a fait aycc beaucoup de succ.'.:sen Angleterre. Cctt,:; préférence des associations de consommation n'est pas duc à une raison empirique; mais ù cc fait que les Sociétés de consommation représentent mieux l'intérêt g~neral que les Socit'.:tésd,:; production. Celles-ci, en effet, représentent toujours les intérêts corporatifs et particuliers. (1) \'oir l"artidc Je )1. Ch. GiJc dans la &vue d'Éco110111ie politique, année 1893, page lï.
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