La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

lWTES SUR LE MOUVE\IEXT COOPÉRATIF EX IRAXCE ,p 5 Cette idée, qui met à l'em·ers la cerYclle de ~!. Paul LeroyBcaulicu, verra le jour, l't, chose que le richissime cconomistc m: peur comprendre, c'est que le premier él.'.ment p.'.cuniaire ait t'.:té fourni par une bourgeoise, qui s'est permis de donm.:r 100,000 francs pour cette œune. li est nai que i\l. Leroy-Beaulieu estime que cette bourgeoise donatrice a voulu jeter une pomme de discordl' dans les fractions socialistes ( 1). Libre à :'\!. Paul Leroy-Beaulieu de chercher :i mettre~!:'\!. Jaures et Guesde en contradiction a,·ec cux-111.:mcs, et surtout de c.:hL·rcher i aviYer les dissidences, qui ont pu se faire jour dans les discussions pn:paratoircs, sur la question de saYoir si c'est la l'erreri,· aux verriers, ou la T'urerie v111•rihe, que l'on créerait. .\ujounl'hui, i\!. Leroy-Beaulieu peut i:tre fixé l.i-dessus : c\:st la T'arcrit "111•riére qui sera crece; et des socialistes d<.!marque ont été les premicrs à faire abandon de certaines idt'.:esqu'ils aYail'nt pu soutenir aux dt'.:buts avec une certaine intransigeance. Dans un magistral article de la Dipécbe de T"11/o11s,·, du 18 décembre 1895, i\l. Jaurès a tract: en termes nets et énergiques la voie que les socialistes et les prolétaires, dt'.:sireuxde faire face au despotisme de certains bourgeois, auront à suine dans cette question de la crbtion de Li T'crrafr om•rière : « En att<.:mlant, dit-il, il ne fout rien négligcr pour nuintenir bien haut tout notre idbl. Et puisque la pcriode de liberti: oü nous sommes nés nous serait funeste si elk ctait une période d'inertie, nous a\'ons :n-cc l.i \'errerie ounil:re une grande œune :i accomplir; je prie notamment une fois de plus toutes les organisations ouni.:res, tous les syndicats de se r.:unir. Que ks bureaux de chaque syndicat, de chaque coopératiYc convoquent kur organisation ; que les mesures :i prendre pour souscrin; les billets émis et pour prendre des actions de la \'errerie ouHi0re soient inscrites :i l'ordre du jour. Ah ! mes amis ne nous endormons p,is. » .\ ceui. qui nous interrogeraient sur notre conduite pendant cette p.:riode de trê\·e, il faut que nous puissions répondre, dit J.!Un:s : « ;\OUS a\·ons fait surgir du sol une usine ounière qui a sau\·é la liberté menacé.: de nos amis et qui a affirmé Li solidarité des traYailleurs, leur force, kur organisation. ;\OUS ayons dressé, en pleine sociét.: capit,lliste, une institution d'un caractère socialiste éclatant, et nous nous pr.:parons, peu ,1 peu, mais sùrcment, à transformer la soci..:té tout cnticre. » L'appel de :--1. Jaures et des autres socialistes dé\'oués :i l'o..:u\'l'e de la \'errerie ouniére a étc entendu. Les Soci.'.:tcs coopfaati\'es de consommation de Paris ont promis leur concours ou, pour mieux dire, leur client.::!c à la Verrerie ouvrière. Les Socictés de la pro\'incc (1) \'oir l'Éco110111isle Français, ùu 28 décembre 1895.

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