La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

RE\TE DES LffRES 3ï9 ci,·il, traYail <le huit heures, monopole <le l'alcool, organis,1tion <le nouwaux scn·i.:es publi.:s, abolition graduelle <lu militari,me, la s.:irn.:c à la ponée de tous, prodam,1tion et applic,1tion du droit au traYail u du droit à l'as,isuncc, et.: ... ) En n'.!sum.'.!u, n appd il Il génêr.1tion momamc pour qu'elle .tiJe le so.:i.1lisme ,1 deYenir Je plus en plus net, généreux, fr.mchcment idéaliste,;\ renouer la tr.tdition n,1tion,1lcsans cesser d'être IJrgemcnt hunuin, il donner t0ute 1't somme possible de bicn-ùrc. Je lumière, de noblesse à la société Je demain. L:n \"ibr.mt .:ri d'espérance et de Yic; un coup de clairon rctcmis,ant, qui sonne la diane ,H1x bonnes ,·olomés indé.:ises. ~ous souhaitons ,·i\"cment qu'il soit entendu Je ,:eux qui chcrchènt leur \"Oiè. E. Lcwv. Le Comité ouvrier des charbonnages de Paturages et Wasmes (50 ..:cntimcs). - Paris, Fischbachcr. Brochurè ,t signakr comme un signe des temps. Elle émane d'un capitalistè, d'un .tctionn,lire Jc mines, d'un administrateur de ch.1rbonnagcs. L".1utcur n'est point .:olkcti,·bte .tu moindre degré; il présente mu11c le, mesures qu'il proposé comme un moyen d'enrayèr ,k, doctrines qu'il réprou\"e. ~bis, par cel.t seul qu'il èSt un honnête homme et un homme Je sens et de ,:œur, il reconnait le, injusti.:es dom souffrent les ouvriers et il dtcrchc des runéJcs au mal. Il sign.1le aYec une loyale indignation des f.!Îts qu'il c,t bon Je rnir comtatèr p.ir un « bourgeois » (p. 29): • Il n'y .t p.1s bien longtemps, qu'à l'occasion de Cèrt.tins grid, fonnulés par les ouvriers d'un charbonnage important, la direction demand.1 qu'ils Jé,ign.1ssent trois d'entn.: eux pour exposer la rédam.1tion de tous .. \ peine admis en présence de la dirc.:tion, on kur tenait le langage suh Jnt : « - .\h ! c'est YOusqui êtes les chefs. Eh bien ! \' oil.\ vos liwcts. « CL-s m.1lheurcux, \"ictimc, de leur .:onfi.mcè et de leur Ji:vouemutt, étaient ren\'oyé:s, et, gr,kc â J'cntcntc qui cxistè entre les ingénieurs <le toutes les Sociétés charbonniércs, il- risquaient Je ne trouver Ju 1ra,·,1ilnulle pan. « C'est ainsi que les ou'"ricrs, surtout ceux qui pourr.tient le fairè le plus utilement, n'osent plus se charger Je la défense Je leurs intérêts communs. J 1 faut pour cela des hommes qui m.: dépendent pas des patrons dans leur existence matérielle. « Lès mineurs, en France, n'ont pas oubliè les faits qui se sont passés dans le Pas-de-Calais, lors Je la grève en 1893 ; comm<:nt les directions d<:tous les charbonnages, en invoquant leur droit de légitime défense, se sont mise, d '.tccor<lpour mettre à pied, pendant six mois, deux cents ouvriers qui paraissaient avoir pris une part plus acti\"C que les autres dans l'organisation de l.t grève, s'euga_!.'tanIolules û 1u P"J frur ,/omur du lnn1,11Ï pt·nd,wt a loups. « Et l'on crie contre la tyrannie des syndicats ouvriers! \'raiment, c·est de l'ironie !. . . » L'auteur demande qu'on établisse entre le capital et le mwail un équilibre,

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