CRIT!Qt;E MUSICALE Yéritt'.:historique - et leur amour conYentionncl inYcntion de dramaturge. :--Liis, :i part cette critique, la Jacquerie, outre quelques sct'.:ncs mouY<.:mentt'.:cset intéressantes, et des récitatifs d'une bonne cnYolce dramatique, offrait deux caractercs opposes et bien trancf16s, deux typc:s d'instinct et de tempérament diYcrs que l'on rencontre à tout.:s les époques ré\"Olutionnaires. Cc contraste est bien sonligné dans la musique. Robert, l'agit:ltcur policé, au calme raisonn.;, sachant toujours garder de la mesure, parlant plutôt de pitié que de Yengcancc, faisant appel au cœur plutôt qu':i la passion, chante des mt:lodies distinguées et agn'.:abks, re\·ètucs d'un sobre accompagnement (pages .,9, q3, 196 de Li partition). Guillaume, le rholté Yioknt, le bùcheron au cœur dur comme son dur labeur, l'homme des bois farouche, hurle des airs d'une sombre coukur, martelés d'accords énergiques, tumultueux comme les colères dont son àme est remplie (pages 60, 15-1, 20-1). Quatre siècles plus tard, on rctrouYera ces deux types de rcYolutionnaircs, et ils porteront les noms de Girondins et de Jacobins. Comme Frèdéga11de, la Jacquerie a été écrite en collaboration. Saint-Saëns a\·ait tenu, comme un supréme hommage d'amitié, :'t mettn: au point l'œm-rc posthume de son bon camarade Guiraud; Arthur Coquard, l'un des rcprcsentants les plus sympathiques de la jeune écok française, a suiYi l'exemple de l'illustre maitre et il a recueilli pieusement la partition commencée par son ami Lalo, pour la terminer et i.l sauYcr ainsi de l'imliffércnce et de l'oubli n:scrYcs aux œuncs inachcYées. On reconnaît, au premier acte, dans la sua\·itt: tendre des mclodics et Jans l'ardent coloris <.kl'instrumentation, les belles qualités du gracieux auteur de Na111au1111 et du Roi d'l·s. Les trois autres actes sont Li part de Coquard; la musique en est distinguée et nerYcuse, de sinccn: émotion; clic renferme des pages d'une tn:s belle inspiration. Je me contenterai de citer le chœur de la f0te de :-.[ai(pages I06 :'t 123), au parfum frais de gràce mélodique, aYec des rcpons d'une gaité de clair soleil, et de courtes phrases d'u:1e saYeur de jeunesse heureuse et de printemps; et la marche féodale qui scrt dc pniludc au quatricme acte, de rythme intéressant, de bonne allure, de large sonorité, coupcc par une agréable mclodie des \·iolons. Il!algrc une interprétation brillante, une mise en scène tn::s soignec, Li Jacquerie n'a pas tenu l'affiche. Cc d.ramc n'était pas à sa place :\. !'Opéra-Comique, dont le public special préfcre les tendres bluettes aux 6mouvantes cpopées.
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