La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

L'AGIOTAGE St:R LES mxES o'oR crises Je spéculation, croit toujours 0trc bien informé; il s'inrngim; toujours placer son cpargnc sur les bonnes, sur les mcilleur..:s mines d'or. Les derniers dffenscurs de la Yicille Économie Politique, en faillite et en déroute de to\Ites parts, s'obstineront a répéter qu'un ,1gent consulaire n'a pas qualité pour fair..: le triage entre les bonncs et les m1uY,lÎses affaires inJustriclles du Tr.rnsYa,11, cr qu'il a,·ait le de,·oir de se tenir strictement sur le terrain des obserYations générales, c'est-à-dire de ne porter préjudicc, ni m0m~ ombrage aux ,·olcries d'émission de papier, en les faisant connaitre nominati,·cment. C'est aux particulicrs, parait-il, qu'il appartient seulement Je se pn;munir contre les attaques des filous. Dans cct ordre d'idées, oa approuYc s:rns n;scn·c la constitution en France d'une banque spéciale française qui se Jonnc le programme de fournir au public les renscignemcnts les plus sùrs sur les aŒ1ircs suJ-africaines, par l'intermédiaire d'unc agence représentatiYe créée à Johannesburg et composi'.:e d'ingénieurs et d'administrateurs financiers de granJe rxpérience et de gr:indc capaciti'.: technique. Pourquoi le gouYcrnement de la République ne pourrait-il p:is en même temps réaliser le programme économique poursuivi par u11t.: institution de crédit, qui fonctionnera :iu gré d..: "1 haute banque? L'interYcntion désintéressée de l'État peut seule offrir la garantie Je l'impartialité parfaite dans le choix et le jugement des entreprises industrielles que l'épargne nationale est appelée .i dé,·cloppcr. ".\'est-il pas ridicule de s'arr0tcr à l'application des reglcs onlinaires de la ncutralité gouYerncmcntale en matiere industrielle, qmnd il s'agit d'un phénoménc économique absolument exceptionnel? Quoi ! l'État resterait imliftércnt :'t l'émigration des richcsscs mobilicres nationales Yers les régions sud-africaines, oü la découYerte de l'or rcnouYelle les prodiges dont la Californie a été le théàtre, il y a cinquante ans? Si Jcs établissements particuliers de crédit public peu\'Cnt seuls rendre un scn·ice d'intérêt gémirai, puisqu'il touche une quantité innombrable d'intérêts priYés, n'y a-t-il pas, dans cette constatation, la preuYe que l'heure est arri,·ce de les organiser en serYices nationaux ? Et qui donc peut répondre que, tout en rendant des scrYices dont Je public se n:jouira, les nouYr.aux établissements de crédit, fondés pour faciliter les transactions sur les mines d'or, ne scr\'iront pas d'instrument aux gros faiseurs qui réglent :'t YOlonté la hausse ou la baisse, et qui se linent impunément aux attaques les plus Yiolcntcs contre l'épargne par dcs procédés et des nunœuHes Je brigands? Est-ce que la situation du marché ne continuera pas d'ètre fausscc

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