RE\'UE DES LIVRES tique fil A11gil'tcrr,•d, e l'organisatiou dn cràlit agricole ,•11 Bdgiqu,•, /'Histoire de l'agriwlture w ltalit>, sont un vcritable résumé de science sociak. Des considérations d'esthétique, de pédagogie, d'éthique pratique sont présentées :n·ec verve dans les articles: De la modcmit,Jdans l'art, l'/11strnctiou supe'ricurcpour lesfe111111eles,Vicepatmtl el lt' prox,'11étis11l1éegal. L'auteur conseille aux peintres de suivre l'exemple de :Vlunkackzy,qui, sans négliger l'exé.:ution, ne négligeait pas le choix des sujets. « Si l'art, dit-il, doic « consen·er quelque importance comme élément de civilisation dans les « sociétés de l'avenir, ce n'est pas en se bornant à être une gastronomie de « l'œil pour quelques millionnaires amateurs ». Tous ceux qui om assisté aux exhibitions milliardaires et puffist.:s des t0ilcs de ;\!unkackzy trou,·crom sans doute l'exemple naï\'cment choisi. L'instruction supérieure des femmes nous montre ce que !Out le monde sait: qu'il n'y a pas de comparaison à faire entre un jeune homme de quinze ans et une fille du mème âge. La plus médiocre jeune fille dégotera tous les garçons aux examens, qu'il s'agisse d'accentuation grecque, d'équations algébriques, de formules atomiques, même de dissertations sur les plus ardus problèmes de mctaphysiquc. J'en appdlc à tous ceux qui ont quëlque expérience personnelle; les jeunes filles sont renversantes en fait d'instruction, quand elles s'en mêlent. Mais la question n'est p,1slà. L'auteur se demande très justement: Que feront les femmes, incontestablement plus ferrées que les hommes sur les sciences, les lettres et le reste, que feront-elles de cette force sociale mise entre leurs mains? Il constate m·cc regret que le parti catholique jouit seul du pri\'ilège d'avoir discipliné les forces intellectuelles de la femme et d'en avoir tiré! parti. Sur le \'ice patenté et le proxénétisme légal, l'auteur n'est pas éloigné de partager les idées du sénateur Bérenger. Ces questions, dès qu'on ne s'en tient pas à une affaire de police, sont très complexes. J'ai toujours admiré l'intrépidité des gens qui trnnchcnt en cette matiérc : De quel bois sont-ils faits? Ontils des rentes? Ont-ils fait sept ans de sen·ice militaire (mariage prohibé)? Ont-ils na,·igué des mois sur les na\'ires de l'État ou autres ? Je ne tiens pas plus aux lupanars que l'auteur, mais les moyens qu'il propose pour les supprimer par,1issent enfantins. D'une question sociale il fait une question morale dans le sens le plus pauvre et le plus protestant du mot. * * * La réforme de notre vie politique de parti (die rcform unscrcs politischen Parteilebcns), par C. \·o:,.; MAssow. - Berlin, 1895, librairie Otto Licbmann. Cette brochure considérable, un véritable livre, fait suite à l'ouvrage Réforme 011Rérn/11tion, du même auteur, qui eut dcrniércment un si grand succès. :'.Il.C. ,·on ;\lassow est conseiller d'État, vieux-prussien et catholique, « chréticn-érnngélique ». Il est antisocialiste. )1 en est d'autant plus intéressant de connaître son jugement sur le parti socialiste. Disons-le tout de suite, cc jugement est tellement laudatif, et admiratif même, qu'on ose à peine le rcpro-
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