2.p LA REVUE SOCIALISTE population de l'époque 8 litres 5 par tête. Pour 189.t l'administration comptc 'ï-1-,ooo hectolitres à 50 degn:s, soit par tète 5 litres 8. P,1r contre, en 1894, on consomma par tête 20 litres de Yin et un hectolitre de bière en plus qu'en 1885. La consommation de bicrc a monté de 1,072,000 litres en 1883 à 1,522,000 en 1893. La consommation de l'alcool a donc considérablement diminué en Suisse, alors cependant que, comme le montre l'écrit dont nous parlons, clic possédait une tendance à s'accroître, pour des motifs qui n'auraient pu être éc.1rtés sans le monopole de l'État. Le monopole de l'alcool en Suisse est, en réalité, un monopole de fabrication dont la protection exigea que l'importation des alcools étrangers fût exclusiYemcnt n:serYée à l'Etat. li ne peut ètre question d'une concurrence des distilleries intérieures aYec celles de l'étranger. Ce n'est qu'au désir des agriculteurs suisses de ne pas rnir disparaitre les bénéfices pro,·enant de la distillerie qu'il faut attribuer le fait que la Confédération fot portée à exercer l.'.:gislatiYemcnt, du moins en une certaine mesure, son monopole de fabrication. Cette fabrication indigéne fournit un quart de la quantité demandée par le pays et se fait, à l'aide de substances renfermant de l'amidon, dans des distilleries priYees d'importance moyenne répandues sur toute la surface du territoire et faisant l'objet d'une concession. Cependant ce quart coùte à peu près à la Confédération deux fois et demie autant que les produits d'importation. Cependant depuis sa fondation, le monopole a donne un profit net de six millions de francs comm~ moyenne annuelle. (Rapport du Conseil fédéral pour r894, p. 128.) Ce bénéfice, sous déduction d'une part de 5,400,000 francs pour amortissement de l'emprunt pour l'alcool, est distribué aux cantons, qui doivent utiliser un dixième de leur part à combattre l'alcoolisme et ses suites . •Vatio11alisatio1d1es cbemi11sde fer. - D'après la Question sociale d' Argyriadès : Le éomité pour la nationalisation des chemins de fer s'est réuni à Zurich; il a arrêt<':le projet d'initiati\'C suivant pour servir de base à la discussion : « L'article 26 de Constitution fédérale est conçu comme suit : « La construction et l'exploitation des lignes de chemins de fer servant au trafic général des voyageurs et des marchandises appartiennent à la Confi!- di:rati on. « Le; lignes suisses des chemins de fer de l'État sont placées sous une administration autonome qui dépend d'un conseil de chemin de fer nommé rar le peuple. « Les sièges des directions des Compagnies actuelles deviennent les siéges des din:ctions d'arrondissement des chemins de fer. Le personnel des chemins
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