La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

MOUVEMENT SOCIAL 231 ncllçs pour l'exercice suivant, et présente un rapport sur le fonctionnement et la siwation matcriclle de l'institution. Un régisseur est chargé par le prffet de la Seine d'assurer les services financiers de la Bourse. li paye chaque mois les alloc,1tionspour permanence, il assure le paiement, le contrôle et la liquidation des dépenses faitessur les crédits inscrits au budget de la ville de Paris. Il lui est formellement interdit de s'immiscer, sousa11cu11 prel<'xil', dans la gestion intérieure des organisations admises à la Bourse du travail. L~ Bourse du travail est ouverte de six heures du matin, en été, et de sept heures, en hiver, jusqu'à minuit. Tous les ouniers, syndiqués ou non, y ont accès. DES SUBVENTIONS. - En outre des articles du budget, relatifs au personnel administratif et au mat<'.:rielu, ne subvention municipale annuelle est accordée aux organisations ouvrières admises à la Bourse du travail. La majorité du conseil municipal, - placée dans cc dilemme ou mettre sur piet! ce réglement trés critiquable ou bien n'en pas adopter et laisser la Bourse fermee, - a préferé transiger pour arri,·er à des résultats pratiques. Seuls les citoyens Berthaut, Chausse, Faillet et ·weber, qui représentent au conseil municipal le parti ouvrier socialiste révolutionnaire, ne se sont pas ralliés aux précédents décret et rcglcmcnt. Au nom des autres socialistes du conseil, les citoyens Brcuillé, Fournière, Picau et Landrin ont également affirmé que les conditions imposées par le gouvernement ne donnaient qu'une demi-satisfaction aux syndicats, mais qu'en la circonstance les syndicats étaient les seuls juges. A l'heure oü nous écrivons, nous ne savons encore si la majorité des syndicats parisiens acceptera le régime du décret ministériel modifié par le réglemcnt municipal. Mais de fortes protestations se sont produites, et elles ont été nettement condensées et formulées par le citoyen Bossoubrc, rapporteur de la commission exécutive de la Bourse libre du travail de la rue de Bondy, et par notre ami Guérard, secrétaire du syndicat des chemins de fer. Le ministre qui a fait le décret du 7 décembre, M. Mesureur, « a obei à un juste mouvement de réparation à l'égard des syndicats », d'aprés le citoyen Faillet lui-même. Voilà précisément pourquoi, puisqu'il y a un petit progrés et un relâchement des lisiércs gouvernementales, nous pensons qu'il est de l'intérêt de tous les syndicats de rentrer à la Bourse du travail. On peut être révolutionnaire et se servir de tous les atouts de la légalité. Il n'en est pas moins nai que Paillet et Landrin, au conseil municipal, Vaillant, dans la Petite République, Bossoubre et Guérard,

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