La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

REVl,;ll DE U PRESSE ÉTRA,GÈRE 2Iï ou tels qu'ils ressortent de la comparaison <les œuvrcs ecritcs en collaboration, et des œunes du frère sun·i,·anr. Le « Diderot », de Guilio Pisa, est, Je mt:me, une étude très complétc de notre grand polygraphe <lu dix-huitième siècle, à propos des YOlumcs rcéditcs ou réccmmcnt parus de E. Scherer, Taine, P. ,\Ibert, E. Bersot, Joseph Reinach, B. Collignon. L'auteur accepte, peut-1'.tre trop facikmcnt, 1c jugement presque unanime (Taine cxcepté u peut-être aussi lkrsot), que portent les critiques français sur leur gram! ancétre : incohérences, contradictions, dt:s lui:urs Je génit:, pas une œuvri: complète. Je mi: suis toujours demandé ci: que nos critiqt11.:st:ntendent par une t\.:u,·r1; complètc : est-et:, par hasard, une tragédie ou une comédit.: en cinq actes? li est très nai que, sans êtn.: méprisabks, les Jramcs dt: Diderot ne sont pas des œuH<.:s dcfinitiYes. ;\Llis ji: ch..:rchc, en Yain, quelque chose de plus dcfinitif que le .\'rrm d,· R11111,·a11, pour ne citer que celui-!.\. En Fr,1nce, conclut l'auteur, l'admiration pour Diderot n croiss,111t..\u culte de \'oltairc, s'ajoute le culte Je Diderot. S.ms avoir l'esprit ailé et rapide d..: \"oltairc, Diderot a peut-être l.1isséune traœ plus profondc l.'t où il est p,tssé. Cc fut Li cen·..:llc la plus philosophique du dix-huitième siccle. JI pmsi,.,-,, i/11/i,wo renferme, Jans d1aquc numcro, unc ,, Re,·uc critiquc des œu\Tcs dc philosophie scientifique », publiéc sous l.1 direction du profi:sscur Enrico ;\[orsclli. C'cst un recueil de documents inapprcciable. P1ERRE Boz.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==