216 LA REVUE SOCIALISTE le reste. Il conclut it l'organisation collecti,·iste, sans s'y arrêter pourtant. Car, certainement, l'organisation collectiYe ne sera pas la dernii:re. C'est le secret de l'aYenir : un système unique d1organisation économique et sociale ne subsistera pas longtemps sans de graœs altérations; les nationalités s'affirmeront de nouyeau, dans un sens plus profond, les haines éteintes et la guerre exclue. Puis une nouvelle unité surrrira sur la négation succcssi,·e des nouYcllcs constitutions économiq:cs nationales. C'est le dc,·enir sans fin. Où s'arrêtera-t-on? On ne s'arrêtera pas. Dans « les Tendances de la pensée contemporaine et la Science de l'a,·enir », le même auteur explique les régressions intellectuelles de Comte, de Spencer, de Hœckcl. On connait la profession de foi solennelle que faisait récemment l'illustre naturaliste d'Iéna. Il déclarait que son monisme aYait pour but de resserrer le lien entre la religion et la science, d'apaiser les conflits inutiles entre les deux formes les plus hautes de l'intelligence humaine, plus simplement de rcconcilier ks prêtres et les sayants. L'auteur n'accepte pas ces conclusions et croit que l'unité intellectuelle du mondl.! se fera dans cc que Guyau nommait si finement l'irréligion de l'aYl.!nir. G. Flamingo, dans la n:gression cén:brale et la première éducation, reprend les mcmes idées, au point de Yue pédagogique. Cesare Garibaldi, dans « la 2\léthode mathématique en économie politique », fait l'exposé critique des traYaux de Cournot, de \Valras, de Stanley Jernns, sujet déjà traité par L. \Viniarsky, dans la Revue socialiste. Ces articles, d'une clarté parfaite, mériteraient mieux qu'une simple mention. On Youdrait surtout pou,·oir traduire intégralement le chapitre consacré it l'œu\'re de Co,1rnot, cc génie philosophique, original et modeste, que tant ,l'illustres professeurs ont mis au pillage, sans toujours lui rendre un hommage de reconnaissance bien dù dans cc cas. Il pensieroitalia110, comme l'indique son titre, donne la synthcse du mouYement des idées en Italie. On y trouve donc des articles de tout genre (1), poésies, critiques d'art et littéraires, d'une part, et, d'autre part, des études de philosophie sociale. Parmi les premiéres, on remarquera la curieuse étude de Zino Zini sur « le Génie à deux», étudié dans le cas particulier des frcrcs de Goncourt. Le départ de ce qui reYicnt à chacun dans l'œuvre commune y est fait trcs finement, non d'après des conjectures en l'air, mais suiYant des hypothcscs d'un caractérc Yraiment scientifique, puisqu'elles se contentent de relier les faits connus, tels qu'ils sont consignés dans le journal des Goncourt, (t) Zino-Zini. Le génie il deux (études sur les frêrcs de Goncourt). - G.-B. P!ini. Le mou,·crncnt social et les .êtats modernes. - Emma-Boghem Conigli:rni. Le Philippe Y d'Alfieri et Je Don Carlos de Schiller. - Achille Dino. Récentes interprétations natur,,listes de l'Histoirc. - Guillio Pis:1. Diderot. - G. Prever. Origine et caractère de la pensée bouddhiste. - Celso Ferrari. Le privilège économique.
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