La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

212 1 A REVUE SOCIAI.ISTE Devant une assemblce de parents et d'amis, qui remplit la salle décorée de fleurs et de plantes vertes, :'Il. Rodolphe Simon, administrateur de la Revue Socialisfr (en l'absence de M. Georges Renard, directeur) reçoit le jeune couple. La mère de la mariée, Mme Paule Mink, très impressionnée, dit qudq ues mots : ;\!es amis, je YOUS ai priés <le,·ous réunir ici pour vous présenter ma fille et le jeune homme qu'elle ,,ime, le citoycn I lcnri J ullicn, qui <lésin:nt se marier en union libre et om tcnu :, YOUS faire part <leleur résolution. Si j"ai consenti ,1une telle union, qui sera celle <le l'a,·cnir, c'est que jc conn.1is trés bien le jeune homme ,1uqucl ma fille '"" s'unir et que je le sai, loy,1Iet fier, inc.1pabled'une l,khcté et <l'une ,·ilcnic. L'union libre est la plus sérieuse de toutes; car clk n'a pour consécrntion que la conscience <lesdeux époux, pour sanction que le respect <leleur propre dignité. Le citoyen Rodolphe Simon, en quelques paroles émues, félicite les jeunes gens de l'exemple qu'ils donnent et du courage qu'ils montn.:nt en contractant une union libre, « la plus belle et l.1 plus noble de toutes », dit-il. Il rappelle le souvenir de Benoît .\l:ilon et souhaite tout le bonheur possibk aux deux jeunes conjoints. Le docteur Blatin, ancien député, grand-maitre de la francmaçonm:ric l'anné.: ,krnièrc, se lé,·e alors et fait un discours tout empreint d'une noble et douce philosophie, que nous regrettons bien dt: ne pom·oir reproduire tel qu'il a été prononcé : Jeunes gens, <lit-il, en commençant, vous inaugurez une ère nouvel!.: ; d,rns le monde social nouvc.1u nous n'aurons besoin ni <lemaire, ni <lecuri!, ni <lenotaire pour nous unir, nous ne prendrons conseil que <le notre cœur; la s.rncrion, nous la trouverons <l,msnotre honneur, et h: bonheur nous sera <lonni!,parce que nous serons loyaux et bons, sincères et honnêtes en notre amour comme en toutes choses. Tous les assistants scrrent les mains des jeunes cpoux et les félicitent. Un lunch est ensuite offert aux mariés, à la famille, aux amis et invités, par M. RoJolphe Simon, et la journcc se termine ,i ,\utcuil, par un diner intimt.: chez :\1. Argyriadès, directeur de la Q11eslio11 sociale.

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