LA HEYUE SOCIALISTE adoptent cette profession si fatigante de colporteur après aYoir tout essayé. :\Otrc groupe se prononça contre un autre projet clérical demandant l'organisation des chambres de maitres de métier, exigeant des prcuYcs de capacitc pour les artisans et interdisant le travail dans les prisons. • Il s'attaqua de la manière la plus viYe et la plus mordante it une autre proposition restreignant l'activité des Socit'.:tésde consommation qu'on Yantait si fort au temps de Lassalle comme une panacée contre k socialisme. Notre parti démontra combien était mesquine l'idée de sauYcr, par de si piètres moyens, la petite industrie menacée par la concurrence puissante de la grande industrie moderne. La d..:putation socialiste dut également faire front contre deux projets des agrariens. Le pr<.!mierconcernait la question mom:taire et proposait l'introduction du bimétallisme. L'orateur socialiste déclara que l'adoption de cette mesure pro\·oquerait une dépréciation de la monnaie et, par conscqucnt, une hausse des prix; cette hausse est désaYantageusc pour les salariés et n'est aYantagcuse que pour les hobereaux endettés, ceux-ci remboursant en argent déprccié moins qu'ils n'ont emprunte en or. une proposition fut adoptée demandant d'abord la con,ocation d'une conférence monétaire internationale destinée it préparer le retour au bimétallisme. Le second projet ctait une nouvelle édition de la proposition du comte Kanitz. A quoi Yisait-il? Simplement it demander l'interYcntion de l'État pour élcYer artificiellement le prix du blé. L'État denit serYir d'intcrmcdiairc entre l'étranger producteur de blé et l'acheteur allemand. Il devait acheter tout le blé importé et le rcYendre aux consommateurs au prix moyen en Allemagne pendant la pcriode 1850-1890. C'était un moyen sûr de maintenir le p·rix du blé à l'intérieur des frontières douanières allemandes it un taux bien supérieur it son prix sur le marché mondial. Car cc dernier prix est actuellement Lk beaucoup plus bas que le prix moyen de 1850-1890. Les agrariens cspt'.:raient se soustraire à l'influence de la concurrence étrangère. Le prix de leurs produits aurait haussé, c'est tout cc qu'ils demandent, que leur importe après cela que l'ouvrier allemand meure de faim ! Pour cette fois leur entreprise n'a pas encore réussi; leur projet fut renYoyc à une commission. Il est probable que toutes ks tirades insolentes de nos hobereaux ne n!ussiront pas à former une majorité en faycur d'un projet qui Ycut jeter des millions à quelques centaines de gros propriétaires aux depcns de tout le reste du peuple. Tels furent les projets le~ plus importants combattus par notre parti. :\ous mentionnerons encore .quelques propositions faites par
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