La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA RE\rt;E SOCIALISTE ne serais pas obligé <le les salucc demain comme emblèmes <l'une h:galité nou\·elle? « Et maintenant, mon cher enfant, puisse l'avenir t'épargner l'horreur <les repentirs cuisants où l'on se demande, en regardant ses mains rougies, ses mains souillées <l'une tache ineffaçable, si l'on a été assassin, croyant être homme de guerre! Puisse arriYer aussi le t.:mps où l'officier, cet être à part, qui, comme le prêtre, se distingue <lu reste de la nation par son costume, sa manière de Yine, son Yœu d'obéissa,tcc quasi monastique, ne sera plus, comme il l'est déjà en Suisse, dans une nation jadis si militaire et toujours si résolue à se bien défendre, qu'un citoyen comme un autre, reYêtant l'uniforme par exception, inYcsti ( si possible, par la confiance de ses hommes) d'une autorité passagère, promenant, quelques jours par an, son uniforme dans de pacifiques manœunes, mais n'usant point stérilement toute son actiYité, toute son intelligence, toute sa \'ic en Yuc <lebatailles de plus en plus problématiques ! Puisse enfin (et je ne puis rien souhaiter <le meilleur à toi, à la France, au monde), puisse cette longue YCilléc des açmes, où l'Europe s'cpuisc et se ruine, être le prélude d'un désarmement général et durable, qui fera, peut-être dans un siècle ou Jeux, des panaches, des obus, des mitrailleuses, d'étonnants objets de musée, pareils aux flèches empoisonnées et aux tomahawks des Pc,rnx-Rouges ! » GEORGES RE~ARD.

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