La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

I MOUVEMENT SOCIAL 123 La FMtir11/io1d1es Trn11sporls. - PenJ,111t que les FéJérations ouniéres se conféJèrent, les syndicats d'industries similaires s'unissent et se groupent solidairement. Tels les syndicats se rattachant it l'industrie des transports : chemins <le fer, omnibus, tramways,, bateaux, fiacres, camionnages, etc. - Les citoyens Guérard, Deville, Manon, illarthonet, Calmels composent le comitc ti:déral. Une _\faiso1d111Pcuple à Lille. - Elle a eré inaugurée sous la présidence du citoyen Carrctte, maire de Roubaix, assisté du citoyen Jules Guesde et de deux de nos amis de Belgique, les citoyens Edmond Picard, sénateur, et Émile ,·anden·cldc, dt:puté. Ln. Bo11rsedu travail de Paris. - Le conseil des ministres a décidé sa n!ou,·erture en même temps que l'cll\·oi aux parquets d'instructions destinées it empêcher que l'enquête :i. laquelle il est procédé sur la condition des fondateurs de syndicats ne soit pas accompagnce de mesures de police que les intén:ssés trou,·cnt it juste raison vexatoires. Dans notre prochain numcro nous donnerons le dccret de réouverture de la Bourse du travail et le règlement général intt:rieur, tel qu'il est sorti <les dclibérations du conseil municipal. Les Sociétés ouvrières. - il!. Mesureur, ministre du commerce, vient de rappeler :i. son administration que, par un décret du 4 juin 1888, les Sociétes J'ouniers français, constituées selon ks formes prevues par l'article 19 <lu coJe de commerce et la loi du 24 juillet 186ï, etaient autorisées .\ prendre part aux marches Je travaux ou de fournitures de l'État, soit de gre :i. gré, quand ils n'excèdent pas 20,000 francs, soit par adjudication, lorsqu'ils s'élèn::nt it une somme supérieure. Il a invité tout particulièrement les differents services Je son département à s'efforcer de mettre 1.:s Socit:tés ounièrcs ,i mémc Je profitcr dc la faculté et ,les avantagcs Je cc d.'.:crct, en l'interpr.'.:tant vis-a-vis Je celles-ci Je la façon la plus large et la plus fa,·orable. La co11fére11ce i\!rLLERAXD à 111 i\lAISO:-i DU PEt:PLE DE BRUXELLES. - Nous regrettons que le dffaut de place, qui nous force <l'ailleurs :i. ajourner les trois quarts de cc bulletin, c'est-a-dire toute la partie concernant l'etrangcr, nous cmpèchc <'.:gaiement de reproduire la conf.'.:rcncc faite it Bruxelles par i\lillerand sous la présidence Je \'anderYcldc. L1 Maison du Peuple était trop petite pour contenir toute la foule accourue pour saluer Millerand, et applaudir son beau discours sur le Socialisme international. ADRIE!-1 \'EBER.

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