La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

RE\.UE DES RE\'UES 109 Certes, Jcs « préoccup.llions id.'.alistcs » nous h,tntcnt; m,\ls cc ne seraient que chimcrcs, utopies sans consistance, si clics ne s'appuyaiellt sur les reYenJications Je ceux qui souffrent, si clics n'étaient point l'espoir J'un lcnJelllain meilleur. Certes, une haine est en nous et c'est celle Je l'injustice; nous 11',wons pas Li prétention d'Qtre Jcs impassibles et de laisser passer la Yie sans sentir hattre notre cœur. Certes nous défendons aujourd'hui l.1 Comlllunc; comllle notre directeur actuel, notre maitre :'ll.1lon, Jont nous sommes fiers de continuer l'ccune, y pap jaJis de son corps et c'est son alllour pour lcs homnws qui lui aYait mis le fusil aux n1.1i11s. i\l. r.1ucher ( Jocteur en droit) nous reproche d'ayoir une doctrine et de l'exposer. Pourquoi lui-mèmc se p<.:rmet-il, dans une n:n1c scic11lijiq11e, de n'Qtre point st:ulcment un sam11/ et Je de,cnir polémiste? Serait-cc que la RHI.:E IXTERXATIOX.\1.1·. DE Socro1.1oc1c se fatigue de s011rôle contemplatif et YCut-clle aussi entrer d,tns l.i lutte? • Telles de ses pages ( 1), d,rns les numcros Je septclllbn: et d'octolm: 1895, peu\'Cnt le laisser supposer. fort bien; m.1is alors qu'elle laisse Li son masque de sérénité, qu'elle cesse J'appclcr ,\ clic, au nom de l.1science, des hommes qu'elle entend combattre. * * * D.rns son nulllcro du 15 décembre 1895, la Q11i11,ai11e public, en indiqu,rnt prudemment qu'elle « laisse, a/a rn .<11d1i1ns·, :\ leur auteur la responsabilité de ses opinions », des .\'oies, de ;\laurice lhrrés, rnr les idùs /Mira lisfrs. C'est un résumé trés précis et rigoureux des arguments que notre ami dé,·eloppa à di\·erses reprises Jans des articles, des conférences, des brochures. ,\près aYoir indiqu.: comment, dans tous ks partis, « de Le Play ;\ Allemane », b déccntr,1lisation compte des dffo.:nscurs, 13.trrès insiste sur « notre point de Yue », la façon dont les socialistes entendent le fédéralisme. « L'Écolc de ~ancy, écrit-il, disait en r86r: « L'idéal en p,1reillc « matière so.:raitde réscrwr :\ l'Etat et :i ses agents de tous les dq~rés « LI connaissance et la solution de tolllcs ks affaires d'intérèt général, « ou, pour nous scrYir d'une expression plus précisecncon:, les affaires « d'intérêt national; d'abandonner aux assemblées locales, conmrnnalcs « et régionales o.:t :i leurs délégués la connaissance et la solution des « affaires d'intérêt local. » Georges Renard a fort heureusement rcs- « serré cette idée dans une formule qui s'impose: « .\ la commune le~ (r) P. P. 8o2-88). - Si le!s.o.:i:tlismete réalis..1it«. fo soleil de l.t ,h·ilis.nion .1Ur.1it cessé <l'éclairerl'unhcrs •• « Le so.:i.11ismc(J.cs politiqut:>)n'est p.1~uni: utopi..,. nui.;. un mau\":tis 1111.::nwngc. •

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