LA REVUE SOCIALISTE question, signale un facteur nounau, encore peu connu, auquel il attribue une influence considérable sur la décroissance de la natalité. D'après lui, la diminution du chiffre des naissances serait le résultat d'un affaiblissement physiologique de la race. Et cette dégénérescence physiologique, il la rnit apparaître dans cc fait: que la proportion des , naissances mâles, par rapport aux naissances de filles, suit le progrcs ou la décroissance de la natalité totale. Le chiffre absolu des naissances diminue ; mais c'est surtout la natalité masculine qui est atteinte. Or la vigueur des générateurs, et particulièrmcnt du pcre, entraine une proportion supérieure des naissances mâles. « Dans l'âge de la- plus grande Yigucur, dit-il, c'cst-ù-dirc de 26 a 50 ans, les pères parisiens produisent IO..j..2enfants mâles contre roo filles. De r8 a 25 ans, ils n'ont que 10r.9 garçons pour 100 filles et de 51 a Go, il n'en ont plus que 97. 5. Cet examen a porté sur 4 38,7 r 9 naissances légitimes, pour lesquelles l'âge du père a pu être connu. » D'autre part, « la masculinité ya s'abaissant dans l'ensemble de la France très lentement, mais très régulièrement, depuis le commencement du siècle jusqu'à aujourd'hui. La proportion, qui était en 18011805 de 106.8 garçons légitimes pour 100 filles légitimes, tombe graduellement à 106 en 18".p-r8-1-5 et a ro4.7 en 1886-1888. » M. Ar-. sène Dumont conclut de la qu'il y a un rapport cert3in entre la masculinité et la natalité, et que la décadence de l'une est toujours parallèle a l'affaibJissemcnt de l'autre. Malheureusement, cc sont là des conjectures, car le rapport de la masculinité aycc la natalité n'a pas été étudié en dctail sur toutes les parties du territoire, a\'cc la recherche des causes extérieures au fait physiologique lui-même, qui pcuYcnt influer sur l'un ou l'autre de ces deux termes. Il serait donc téméraire de conclure hic et 111111c a l'existence d'un facteur prépondérant dans la production du phénomène de la dépopulation française. Ainsi, dans Ir! Gers, M. Dumont doit le remarquer, la natalité est très faible, clic est e1wiron de 15 pour 1000; soit trois quarts seulement de la natalité ordinaire. Néanmoins, la masculinité y est très élcYéc: on y compte 108 garçons contre 100 filles. Quel que soit donc le rapport qui, d'une façon générale, puisse exister entre la natalité et la masculinité, ce facteur physiologique ne saurait expliquer entièrement la décadence rapide· de la natalité et nous croyons qu'il laisse aux causes économiq ucs la part d'action et d'influence la plus considérable. L' Associatio11Catbolique nous donnait autrefois l'occasion de la citer souYent. Mais depuis que le pape a fait adhésion a la République et que le comte de Mun, son inspirateur, est entré dans les rangs de la majorité gouYerncmcntalc, cc périodique est dcYcnu de plus en plus
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