La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL 759 port très expli.:atif sur les mauvaises conditions hygiéniques des logements ouvriers, se termine par des conclusions toutes fayorables aux améliorations à y apporter. Le rapport du docteur Roux est adopté à l'unanimité. Le citoyen Mathieu, ingénieur-électricien de Lyon, donne ensuite lecture d'un rapport très circonstancié sur les conditions antihygiéniques dans lesquelles travaillent le plus grand nombre de travailleurs dans les usines, mines, ateliers et établissements industriels, il terrnine par des conclusions demandant de grandes améliorations qui sont également adoptées. Le congrès a clos ses séances par une grande réunion publique qui a eu lieu dans la grande salle des fêtes de la Bourse du travail, et où ont pris successivement la parole, •1es docteurs Augagneur, Grollet, Roux, les citoyens Fagot et Dalle. Ils ont donné connaissance des tr.waux du congrès ainsi que des résolutions suivantes, qui ont été adoptées : Travail maximum fixé à huit heures par jour pour tous les travailleurs, sans distinction de profession, avec un repos hebdomadaire; Les enfants au-dessous de seize ans ne pourront être occupés dans les usines, ateliers, mines, établissements industriels, etc., etc. ; Les enfants des deux sexes de 16 à 18 ans, ne pourront pas travailler plus de trente-six heures par semaine; le travail journalier ne pourra excéder six heures; repos Hebdomadaire; La femme ènceinte ne devra être astreinte à aucun travail deux mois avant et deux mois après son accouchement ; Les inspecteurs du travail seront nommés par les syndicats ouvriers ; Les modifications à la loi du 2 novembre 1892, devront surtout porter sur la nomination et la composition des commissions d'hygiène; Refonte de la loi de 1893 et dispositions spéciales s'appliquant aux logements insalubres et à l'atmosphère du travail. Conférence infernaliouale pour la Confédéra.lion ballw11iq11e. - Cette conférence que nous avons annoncée et dont nous avons précisé le but en septembre dernier, a eu lieu, devant un public très nombreux, le 22 novembrc, rue Cadet, dans la saHcdes fêtes du Grand-Orient de France. La Ligue i11ternationale de la Paix et de la Liberté avait prêté son concours à la Ligue de la, Colljédération balkanique, presidee par notre ami Argyriadès. L'assemblée du 22 no\'embrc s'ouvrit par un fort beau discours socialiste-internationaliste de son président Magalhaès Lima, et se termina par une très élégante allocutionAhumanitaire de M. Émile Arnaud, president de la « Ligue internationale pour la Paix et la Libcrte ». Prirent aussi la parole : un jeune grec, M. le docteur Lagoudaki; un arménien, M. Kinder; un suisse, M. Louis Macon; Mme Paule Mink et nos amis Vaillant, Allemane et Argyriadès. Parmi les lettres d'excuses et de sympathies, nous avons remarqué celles de MM. Clémenceau, Bajcr, Mistral, Moneta, Lavroff, Georges Renard, Camille Pelletan, Élie Ducommun, Milkowski, etc.

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