744 LA REVUES. OCIALISTE REVUE DES REVUES Philosophie et Littérature L'ART ET LAVrE public, dans son numéro de décembre, une conférence de M. Henry Bérenger, sur le Socialismeet l'Arislocratie, continuation d'une série inaugurée l'an dernier, et dans laquelle déjà M. Bérenger nous aYait parlé de l'Arislocralie ù1lellec/11ellel de la Démocratie. Cc sont là sujets particulieremcnt chers à notre confrerc et sur lesquels il se plaît à insister. Il n'y perd point, d'ailleurs. L'hiYcr précédent, il affirmait, sans plus, son mépris des« théories égalitaires» et des disciples de Rousseau. Aujourd'hui, il déclare admirer le grand mouYcmcnt qu'est notre socialisme. Il signale « l'esprit large et fécond de M. Alfred Fouillée, la poétique et puissante pensée de J .-M. Guyau, l'âme patiente et douce de Benoît Malon », créateurs de cet idéal « qu'aycc des moyens différents les Georges Renard, les Jean Jaures, les Maurice Barre~ contribuent à propager et à fortifier». Mais il nous reproche bien Yitc de ne pas partager son indifférence à l'égard des questions économiques. L'unique rc'médc, scion lui, à tous les maux dont nous souffrons, est dans la création d'une aristocratie intellectuelle, petit groupe de penseurs qui prendrait soin de tout. Nous avons déjà exprimé comment cet idéalisme nous parait incomplet, dénué qu'il est de toute base économique. Il nous semble inutile d'y rcYenir encore. Nous aYons toutefois Youlu signaler cette éYolution d'un esprit qu'attirent nos tendances. Au reste, la con férencc de M. Bérenger est fort précise dans les détails, si cllc,cst contradictoire sur les points essentiels, et remarquablement écrite. Il y a, notamment, quelques paragraphes trés nets sur la parenté spirituelle de Hegel et de Marx, sur la philosophie du socialisme allemand.
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