LA REVUE SOCIALISTE b) Servicesre11d1a1us x parasitespar le parasité. - C'est un phfoomène singulier que la passivité ordinaire avec laquelle les parasités se prêtent à l'exploitation parasitaire. Souventes fois, les parasités poussent la complaisance jusqu'à modifier leur structure, en Yue de faciliter toutes relations aYec les parasites. Les crabes se transforment même de maniére à protéger leur parasite. Ces faits d'adaptations du parasité aux besoins <lu parasite ne font pas défaut, et il serait très aisé d'en citer bien d'autres. c) Développe111ed1e1st11wye11dse défwse co11trelesparasites. - Dans les cas d'infections microbiennes, on peut recourir à la vaccination du parasité; celle-ci a pour effet d'augmenter l'aptitude des leucocytes ou globules blancs du sang à absorber les microbes. Pour expulser les parasites chez l'homme, on recourt aux vermifuges, et aux tœniafuges. En général, on peut affirmer que les animaux semblent fort peu sensibles aux parasites qui les exploitent. Dans certains cas les actions réflexes de l'organisme suppléent à l'absence de l'interYention consciente. II Abordons d'arrache-pied l'étude du parasitisme social, de manière à mettre en lumière les multiples rapports qui le relient au parasitisme organique. Les groupes sociaux appartenant toujours à la même espécc, il en résulte que le parasitisme social ne pourra jamais exister qu'entre des êtres appartenant à la même espèce. Cette seule remarque différencie très nettement le parasitisme social du parasitisme organique, qui, lui, ne peut se conceYoir qu'entre des êtres appartenant à des espéccs différentes. D'autre part, il importe de prendre en note que les parasites sociaux ne YiYent jamais aux dépens de la substance d'autrui ; ils lui empruntent seulement leurs moyens d'existence. Le parasitisme organique est créé par hérédité, par voie ataYiquc; c'est l'imitation qui crée le parasitisme social. Nous pom·ons encore faire cette constatation que le parasitisme social, qui offre des caractères plus instables que le parasitisme biologique, doit n'être e1wisagé qu'au point de Yue de la collectiYité (et non pas de l'indiYidu). Dans la. société, il est trois manieres, plus ou moins bien tranch<.'.:esd,e se procurer des moyens d'existence, saYoir : a) En les empruntant directement à la nature. C'était le cas des peuplades errantes qui vivaient de chasse, de pêche et de cueillette. b) En utilisant les résidus de la production et de la consommation. Cette manil'.:rc de Yinc engendre des saprophytes sociaux, tels
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