LES COlŒUIONS DE L'EXISTENCE OUVRIÈRE LES CONDITIONS ' DE L EXISTENCE OUVRIÈRE ' Causesde la cbertédesproduits. - Il est incontestable que depuis un demi-siècle la valeur des salaires a subi une dépréciation équivalente à la fois à la prolongation de la durée du travail et à l'accroissement de la richesse publique. Et cette dépréciation, à demi justifiable tant que les industriels· étaient restés désarmés devant l'avilissement dont l'emploi des forces mécaniques frappait les produits manufacturés, cessa de l'être du jour où cet avilissement fut compensé par une augmentation proportionnelle du chiffre des affaires, car les travailleurs supportaient ainsi la diminution des prix de vente sans bénéficier de l'accroissement correspondant des transactions. Mais, tandis que le prix du travail, par l'effet d'une production mécanique déréglée, s'abaissait au profit du capital, la valeur des produits alimentaires et du logement s'élevait au niveau de l'importance acquise par la fortune industrielle, semant de difficultés chaque jour plus grandes l'existence de la population pauvre. Il est commun d'entendre les personnes d'ige affirmer qu'à cgalité d'argent, on obtenait jadis beaucoup plus de produits qu'aujourd'hui. Cette allégation, comme nous !'allons montrer, est de la plus rigoureuse exactitude. Gagner proportionnellement moins et payer plus cher qu'il y a cinquante ans, telle est, en effet, l'obligation imposée à la classe ouvrière par notre système économique. Bien qu'e!les soient multiples, les causes en peuvent être ramenées à deux principafes qui sont l'acc(·oissement du nombre des commerçants et des intermédiaires de toute espèce, interposés entre la production et la consommation faute de pouvoir appliquer leur intelligence et leur a_ctivité à un travail effectif, et l'exécution dans toutes les villes de travaux édilitaires décrétés s:ms mesure ni prudence. En 1866, on comptait 1,517 ,ooo personnes exerçant le commerce; .dI
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