La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL lariste, décentralisatrice qui se dessine en Bavière, en Bade, en Hesse et en Wurtemberg. A aucun prix il ne faut risquer de détruire l'unité du parti et, par conséquent, de diminuer sa force de résistance contre la répression gouvernementale. WrcKHAM STEED. ITALIE Le co11grèdses accidentsdu travail. - Six cents délégués d' Alle- . magne, d'Autriche, de Suisse, d'Italie, de France et d'Angleterre (parmi lesquels un seul se réclamant du socialisme, le citoyen Louis Fiére, auteur d'une brochure sur l' Assurance sociale), se sont réunis •au théâtre de la Scala, à Milan, sous 'la présidence de M. Barazzuoli, ministre du commerce d'Italie. La France était représentée par MM. Linder, inspecteur général des mines, président effectif du congrés; Cheysson, ancien directeur du Creusot, inspecteur général des ponts et chaussées; Léon Say, Yves Guyot, Lean Bourgeois, . anciens ministres ; de Foville; Barberet, délégué du ministére de l'intérieur; Matignon, représentant des syndicats de la rue de Lancry; Caillette, Chapelle, Marie, membres du bureau de la chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie, etc. Les deux plus importants points discutés furent l'assurance obligatoire et la question dite de la faute lourde. La théorie de l'assurance d'Etat a été soutenue par MM. Kromer, président de la corporation des mines en Allemagne; Gabrielli, publiciste romain ; Bœdik.er, président de l'Office impérial allemand; von Mayr, professeur à l'université de Strasbourg, et combattue par MM. Yves Guyot, Léon Say; Jotterand, directeur de l'Association préventive belge; Cheysson et Luzzati. Les mêmes adversaires de l'assurance d'État ont, avec l'aide de M. Dejace, professeur à l'université de Liége, combattu la tbeorie de M. Bœdiker, consistant à rendre l'employeur responsable des accidents survenus aux employés, même en cas de faute lourde, ce qui • est « chrétien et humain ». Comme au congrès d'Anvers, il n'y eut ni vainqueurs ni ...-aincus. L'on vota bien quelques résolutions, mais rédigées de manière à n'engager aucu.n principe, à satisfaire tout le monde et arrivant à ne rien signifier. Voici cepe;1dant le texte de quelques vœux adoptés: ro Que pour réaliser dans les meilleures conditions possibles la prévention des accidents du travail et la salubrité des ateliers, les pouvoirs publics favorisent le développement des associations créées dans ce but par l'initiative privée, et qu'ils combinent l'action de l'État avec celle de ces associations;

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