La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE lasse, sont ,Tais et d'une satire juste! Aucune sincérité dans leurs émois et leurs passions. Pas une parole ou se traduise un cœur. Des élégances, des perversités; pas d'enthousiasme, pas de foi, mais le simple affolement des bas plaisirs. Ce ne sont pas des meres, des jeunes filles, des amants, des maris; cc sont des pantins qui, Yêtus à la dernie1:e mode, répétent les tics, l'argot et le semblant des quelques idées à la mode cet hiver-là. M. Donnay les a compris et fidelcment silhouettés, encore que le trait soit parfois excessif. De tels êtres sont loin de l'amendement que nous rêvons. Puisque M. Maurice Donnay leur a donné, en les amusant, la satire de leur pitoyable existence, peut-être comprendront-ils que cette Yie frelatée n'est qu'une bouffonnerie bien mélancolique. Puisse leur ncant n'être point tel qu'ils ne soient plus capables déjà d'apcrceyoir l'immensité de leur néant! GEORGES LECOMTE.

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