La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

608 LA REVUESOCIALISTE REVUE DES REVUES Philosophie et Littératur~ Les courts programmes sont souvent les meilleurs, par~c qu'ils sont les plus nets. Celui que nous expose à sa premicre page la • REVUEDE L'ÉPOQUEest de ceux-là. Sa brièYeté est précise. Le but, les tendances de la nouvelle publication y sont énoncés, en peu de mots, mais avec force. « La Revue, nous dit-on, se propose de réunir les plus diYers tempéraments artistiques, littéraires et scientifiques de notre temps. L'éclectisme restera toujours sa ligne de conduite. L'Époquc l'intéressera dans son entité, avec ses beautés et ses laideurs, ses espoirs et ses inquiétudes, ses joies et ses ennuis. La question sociale, si pressante, y trouyera la libre discussion des esprits les plus différents ... La Revue groupera ceux qui seront l'époque de demain, les littérateurs et les studieux de science dont se glorifiera la société prochaine enfantée par la nôtre, douloureusement. .. >> Voilà deux affirmations qu'il importe de retenir : la REVUEDE L'ÉPOQUE sera indépendante, elle le prouYcra en accueillant les hommes nouYeaux, porteurs d'idées nouvelles. Son premier numéro, d'ailleurs, s'efforce de justifier cc programme. A coté d'une chronique littéraire de notre ami et collaborateur Ad. Tabarant, sur \Vagncr poète, à propos d'une récente traduction, on y trouyc une curieuse ètudc historique de M. Georges Montorgueil sur Palloy le patriote, le démolisseur de la Bastille, puis de puissantes pages de M. J.-A. Rosny, de curieuses notes d'art, etc. Un détail cependant nous ètonne. Dans une chronique écrite Pour les h11111bles, M. Henry Fouquicr, après avoir constaté quelques- unes de nos misères prcscntes, se demande avec anxiété, « si Yraimcnt notre

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