La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LES ÉLECTIO~S EN BELGIQUE 529 du gounrnement fût décidé, ou que, tout au moins, il n'aurait qu'une majoritt'.: insuffisante pour garder longtemps le pouYoir. Mais on aYait compté sans la réaction que deYaient nécessairement produire les Yictoires socialistes du L.J. octobre. Une Yéritable panique s'empara de la bourgeoisie, et, le dimanche suiYant, au second tour, un trcs grand nombre d'électeurs libéraux YOtérent pour les candidats du gouYernement. Tous les candidats socialistes qui étaient 'en ballottage l'emportcrent cependant sur les catholiques. En reYanche, le parti libéral subit . des pertes terribles et tous ses chefs, sans aucune exception, resterent sur le carrea1-1.A Bruxelles, où les socialistes aYaient 40,000 YOix au premier tour, les libéraux 64,000 et les catholiques 93,000, ces derniers furent élus a,·ec plus de ro,ooo Yoix de majorité. Ainsi donc, les catholiques gouYernementaux qui n'ont pas obtenu cent mille rnix de plus que les partis d'opposition, sur dix-huit cent mille \'Otes, se trou\'ent en présence d'une quinzaine de libéraux et d'une trentaine de socialistes. Ces derniers ont obtenu, le q octobre, 335,ooo suffrages. Nous comptons avoir bientàt l'occasion de Yous raconter les péripéties de la premicre grande bataille parlementaire, que les socialistes lineront sans doute sur la question du droit de YOte à la commune. Si nous parvenons à arracher au gouyernement le suffrage universel, c'est la conquête certaine de Bruxelles, Gand, Licge et de la plupart des cotnmunes industrielles. ÉMILE VA~DERVELDE. 34

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