454 LAREVUESOCIALISTE M. DE GAUGE-. Malheureusement non. MmeDE GAUGE.- Il y a prés de deux jours que j'ai enseveli mon fils! Voilà cent trois heures que je l'ai perdu! rent. Se levant. Je veux aller immédiatement sur sa tombe. M. DE GAUGE.- Plusieurs fois par jour! Ces émotions te tortuMme DE GAUGE-. Je souffre trop ici. M. DE GAUGE-. Enfin, si tu le veux? MmeDE GAUGE-. Je le veux. UN DOMESTIQUE, wlrn11t. - Il Yient de venir un homme qui est porteur d'une lettre pour Monsieur et Madame. M. DE GAUGE-. Qu'il vous la donne. LE DOMESTIQUE. -Il Yéut absolument vous la remettre lui-même. M. DE GAUGE-. C'est quelque mendiant? LE DOMESTIQUE- . Remarquant qu'il est mal mis, je lui ai demandé s'il Yient vous demander un service. Il m'a répondu avec colére qu'il Yient simplement s'acquitter d'un deYoir en faisant une démarche qu'il a promis de faire. M. DEGAUGE-. Qu'il entre. Dites à Antoine d'atteler. Le domestiq uc sort. Ma bonne amie, tu peux mettre ton chapeau. UN HOMME, entra11t. - Monsieur et madame de Gauge, je suis depuis neuf ans porteur d'une lettre que m'a remise une pauue femme, MmeBreuil, quelques heures avant sa mort, SlHYenuele lendemain de l'arrestation de son enfant d'adoption, le nommé Philippe. MmeDE GAUGE.- Horreur ! l'assassin de mon fils ! M. DEGAUGE.- Que peut nous vouloir cette femme? L'HOMME-. Ce qui est écrit sur cette page, et que je Yais vous lire, YOUsexpliquera l'intervention de MmeBreuil. Il lit : « Ceci est la derniére Yolonté d'un homme qui veut en finir avec la vie. « Je charge ma voisine, MmeBreuil, ou, a son défaut, la personne de confiance qu'elle désignera, de remettre à M.· et Mmede Gauge la lettre ci-incluse, mais dans le cas seulement oü M. Charles de Gauge ,·iendrait a décéder ». MmeDE GAUGE-. Quelle horreur! M. DE GAUGE-. La signature ? L'HOMME-. Il n'y en a point. J'ai appris il y a quelques jours l'horrible crime qui yous a privés de votre fils, et je suis Ye~u. Voici la lettre.
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