REVUEDESREVUES 371 l'enthousiasme qui enflamma les spectateurs à l'audition de la Pâque socialiste, d'E. Veyrin, aurait prouvé à M. Berriot que ce n'est pas seulement là de la « déclamation vaine et puérile », mais bien du théâtre, tout comme celui de MM. Dumas et Lavedan, mettant en lumiére « le conflit chaque jour plus aigu des préjugés et des principes, des interêts et des passions ». • Dans le Mi!RCUREDE FRANCE(n° de septembre) M. Léon Bloy .publie sous ce titre : Le Crelin des Pyrenees, une étude d'une finesse exquise sur Lourdes et M. Emile Zola. M. Bloy, aprés avoir affirme que les montagnards eurent tort de ne point assommer à coups de bâton le « Révelateur de la religion du travail», s'écrie:« C'est un peu fort tout de même que ce bison, qui n'a plus même l'excuse d'avoir l'air d'être un écrivain, soit admis à deposer son paquet de fiente sur une grande chose qui nous fait, à nous, sauter les larmes des yeux ! >> Et il termine son article par cc mot preccdant sa signature : « Crétin! » Certes, le positiYisme etroit de M. Zola, sa maniére monotone sont loin de toujours nous satisfaire; mais les injures sont-elles si idcalistes? Il est vrai que M. Bloy avoue « n'avoir aucun fanatisme pour Flaubert, dont tous les livres, sauf un, l'ont exasperé. » Cela nous explique le ton de son article, dont nous étions dispose à le plaindre. * * * Une fort intéressante publication vient d'être créée par M. Marcel Fournier : LA REVUEPOLITIQUEET PARLEMENTAIREl.le a pour but principal de faire connaître les projets ou propositions de lois, de donner sur chacun d'eux des études spéciales, enfin de suivre l'œuvre législative des parlements. « Les fondateurs, affirme le directeur dans son Prograimne, ne cherchent pas à faire préYaloir telle ou telle politique. Ils veulent examiner et critiquer les projets de lois. Ils veulent contribuer à faciliter et à rendre encore plus sérieuse l'élaboration législative ». Pourtant, quelques lignes plus loin, M. Fournier ajoute : « Nous tenons à déclarer que, dans notre état social et juridique actuel, il n'y a pas de solution possible aux questions dites sociales, et qui sont des questions législatives, en dehors du respect de la liberté individuelle et de la propriété privée... Est~ce à dire que nous repoussons toute intervention de l'État d'une maniére absolue ? Non ... Notre rôle sera de rechercher. .. dans quel cas l'intervention de l'État peut être utilement acceptée et dans qucll~ mesure. » La
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