LE ~IOUVBIENT LITTÉRAIRE 349 LE MOUVEMENT LITTÉRAIRE LES CONTEURS NOUVEAUX Ils sont légion, les conteurs nouveaux, et je risque fort d'en oublier quelques-uns; je m'en excuse d'avance; j'écris de souYenir, loin de mes livres, sans le moindre catalogue sous les yeux, et par une chaleur égale au moins à celle qui se dégage des pages les plus furieuses de Georges d'Esparbés : ce n'est pas peu dire. Les conteurs nouveaux, d'Esparbès en est un, des plus récents et des plus remarquables aussi. C'est à lire son dernier recueil de nouvelles, Les Yeux clairs, qu'il fait paraître braYcment en. pleine canicule, que m'est apparue l'injustice, des éditeurs, des lecteur~, de la critique envers un genre décrié à l'heure ou il fournit une étape . si glorieuse. Un volume de contes, pour la critique, en général, cela ne compte pas. Le volume de nouvelles, assurent les éditeurs, ça ne se vend pas. Peut-être en effet, que le public se defie de ce que, sous prétexte de contes, de nouvelles, on lui a trop servi pêle-mêle, sous la couverture d'écrivains à gros tirages, derrière .Je récit qui donnait son titre a l'œuvre, n'importe quoi de l'au jour 1c jour des écrivains. Les éditeurs ont souvent trompe sur la marchandise, le consommateur désormais redoute· de se laisser prendre. Et voila que la génération de conteurs d'aujourd'hui, dont l'effort considérable mèrite d'être enregistré, se trouve souffrir d'un malentendu seulement imputable aux devanciers et a leur succès. Tandis que le bagage de contes des maîtres, de vrais contes, se denombrait par un, deux, trois volumes, chez Flaubert, Mérimée, d'Aurevilly, Villiers de l'He - Adam, chez Alphonse Daudet, le plus divers , le plus abondant de tous , et dont maints et maints morceaux demeureront la fleur des anthologies, cc n'est plus un,
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