La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LA FEMME DA~S LA SOCIÉTÉ MODERNE vateurs, notamment le Soleil, èYaluèrent le nombre des ouvriers de chaque sexe à : EXPLOIT ATIONS MINES FERMIERS \ïGNEGRANDE IS- PETITE RONS DUSTRIE COLONS TOTAUX BUCHERONS ET MASUFA.C· JXDUSTRlE TURES MÉTAYERS JARDINIERS f Hommes. 703. 301 851 .402 95 2 .699 464.248 2. 971. 650 OuvRIERS • • • • Femmes . 399.8n 6,}6,284 86.954 75. 2 13 1.208.328 --------- - f Hommes. 133.844 172 -599 1,510.644 I. 817 .087 JouRKALIERS.. F 68.896 175.378· 1,082.798 1.327.072 emmes. ToTAuxdesouvriers et jour-( Hommes. 837. q5 I. 02.f. 001 2.927.591 4. 788. ï37 naliers par ca- Femmes . 468.773 821.662 I. 2-}4.965 2.535.400 tégories ..... TOTAUXgénéraux ....... I. 305. 918 r. 845. 663 4. 172.556 7. 324. 137 PROPORTIONdu total des femmes aux totaux généraux .................. 36 °/. 44 °/. 29.8 °/. 34.6 °/. Ce tableau porte donc à 34.6 °/o, chiffre supérieur à la moyenne accusée par la statistique, le rapport du nombre des femmes à celui des ouvriers mâles en France. On remarquera, de plus, qu'il manque à ces chiffres ceux des 922,892 employés et commis de l'industrie, du commerce et des transports, des 22 5,ooo ouvriers des transports et des 553,416 ouvriers et journaliers du commerce; mais, a déf<1ut du nombre des femmes comprises dans ce total, l'induction permet de croire que la moyenne des femmes astreintes au travail mercenaire ne peut excéder 35 ou 36 °/ 0 , ni être au-dessous de 32 °/ 0 de la classe laborieuse ( r). La conclusion a tirer de ces diverses statistiques, c'est que la • population féminine fournit au travail (industriel et agricole) une contribution de plus en plus élevée, et comme, d'une part, le quantum des ouvriers mâles est à peu près stationnaire, que, d'autre part, nous avons surabon_damment démontré la diminution constante, depuis cinquante ans, du nombre des établissements industriels d'Europe et d'Amérique, il résulte incontestablement que l'armée du prolè- (1) Simple observation: au 1•' décembre 1890, l'Allemagne comptait 49 millions 426,384 habitants, sur lesquels une population ouvrière de 7 millions et demi d'individus, soit 15.3 °/.; au recensement de 1891, la population de la France continentale s'élevait à 38 millions 343,192 habitants et sa population ouvrière a 9 millions 025,445 individus, soit 23.5 °/ 0 •

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