LA REVUE SOCIALISTE LETTRESSOCIALISTES I , AUX ETUDIANTS Je voudrais montrer tour à tour aux différents groupes de la Société en quoi la question sociale intéresse chacun d'eux, et c'est par vous, messieurs les étudiants, que je commence. Pourquoi cela? Peut- être parce qu'en ma qualité de vieux professeur je suis habitué depuis plus de vingt ans à aimer vos camarades et à leur parler. Peut-être aussi parce que je sens en beaucoup d'entre Yous des bonnes volontés inquiètes et des angoisses de conscience au sujet du meilleur emploi de Yotr~ activit~ prochaine; parce qu'en un mot je vois en Yous la partie la plus intelligente et la plus généreuse, la plus capable et la plus désireuse de bien faire de tout le monde bourgeois. Je ne m'adresse pas ici à ceux de vous qui sont socialistes. A quoi bon prêcher des com·ertis? Je parle à ceux qui hésitent et tâtonnent dans ce grand carrefour de la vie ou l'on arrive aux environs de la vingtième année et d'où partent tant de Yoies divergentes. Vous vous trouyez, leur dirai-je, en présence d'une des plus formidables crises qui aient jamais troublé l'humanité, et Yous vous demandez : « Quel est notre deYoir, quelle peut et doit être notre attitude devant cette irritante question sociale qui menace de tout bouleverser autour de nous? >> Oserai-je Yous rappeler que le premier deYoir des étudiants est d'étudier? M. de La Palisse a dû le dire jadis; mais les mauvaises langues prétendent que cette vieille Yeritè redevient parfois nouvelle. Rassurez-vous pourtant! Ceci n'est pas un discours de distribution de \
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