LA REVUE SOCIALISTE M. Hi'.:rclle donne une brèYc analyse des principaux romans de Mastriani : Les Gueux, Les Vers rougeurs, Les E11fa11/sdu Luxe, Les Ombres, Les 1'1ystèresde Naples, puis arrive à l'examen de cc socialisme litteraire. Mastriani s'est, dit-il, attaqui'.: à la proprièté et à l'héritage, et par 1:\, cet homme simple et doux a fait œune ré\·olutionnaire, « a assumé une sorte de complicité involontaire dans les actes du parti qu'il soutenait. Sans nul doute, Mastriani se fut indigné des récents attentats de Lyon et de LiYournc. Mais qu'aurait-il pu répondre:\ qui lui cùt dit : « Ces assassinats ont été commis au nom des idées que Yous défendez? » - Il eût rèpondu que M. Hérelle ignore le socialisme et son but : supprimer les mècontcnts en supprimant les sujets de mécontentement. Mais s'il faut en croire son critique, le socialisme de Mastriani n'est pas « orthodoxe ». « Il n'est pas, comme on dit aujourd'hui, « intégral ». Il ne méprise point sa patrie et n'a aucune tendance à l'internationalisme». - M. Hérelle n'est pas heureux décidément; voilà maintenant qu'il prend le Pirée pour un homme et confond le socia• lisme integral, qui est une théorie, avec l'internationalisme, qui est une tendance. Continuons.-« En outre, Mastriani n'est point partisan de cc que certains appellent aujourd'hui, avec un odieux euphémisme, la propa• gandc par le fait». -Il serait curieux que M. Hi'.:relle voulût bien nous indiquer parmi les socialistes qu'il peut connaitre des apàtrcs de la bombe et du poignard. Le plus piquant, c'est qu'une etudc aussi douteuse occupe une place honorable dans une fort belle et d'ordinaire intéressante publication. Dans son numéro du 1er juillet, la REYUE DE PARIScontient, de M. Georges Lecomte, de délicates pages sur le ràle artistique des Go11courtcritiques d'art. A signaler aussi, dans le même recueil les Le/Ires de Prosper Mérimée à la pri11cesseJulie. A chaque page des phrases comme celles-ci : (< Je compte aller lundi faire ma cour à ma souYcrainc à Saint-Cloud ... L'Impératrice a eu la bonté de m'inYitcr à Biarritz, mais je n'ose accepter ... Pourquoi lisez-vous la Lanterne! J'ai essayé aussi, mais, franchement, cela est trop bête ... » Et à pro• pos de l'affaire Victor Noir : « Le pauwe prince, s'il eut été un simple particulier, aurait eu tout le monde pour lui, et un jury ordinaire l'eut acquitté aycc éloges; je crains bien qu'il n'ait:\ endurer quelques mois de prison. Nous vivons vraiment dans un temps étrange. Cc qui m'accable par-dessus tout, c'est la bêtise et la folie de cc peuple qui se dit et se croit modestement le plus spirituel de la
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