La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

REVUE DES REVUES 2 39 c'est-à-dire les dispensateurs du crédit, dans la vie économique contemporaine. Aux États-Unis, les banques « peuvent être classées sous cinq titres différents : les banques privées (Privale Ba11ks); les banques de prêts et de dépôt (Loan and Trust Banks); les banques d'épargne (Savi11gsBauhs); les banques des États (State Ba11ks); enfin les banques nationales (Natio11alBa11lls). » Il serait trop long de préciser ici le genre particulier des opérations de chacune de ces catégories de maisons de crédit, et d'expliquer ce qui les différencie les unes des autres. Nous avons voulu donner seulement quelques chiffres. On compte aux États-Unis 990 banques privées et les totaux de leurs bilans s'élèvent au chiffre déjà respectable de II 5,283,329 dollars, soit, en francs: 576,416,645. Les Banques de prêts et de dépôt sont moins nombreuses; on n'en compte que 228. Mais le chiffre des affaires est de beaucoup plus considérable. Il s'élève à la somme de 726,664,506 dollars, soit : 3,633,322,530 francs. Les Banques d'épargne se subdivisent en Banques d'épargne mutuelles et Banques d'épargne avec capital. Le nombre, ensemble, en est de 1,030 et le total des bilans s'élève au chiffre de 2,013,775,147 dollars, soit dix milliards 068,875,735 francs. Les Banques dites des États sont au nombre de 3,579 et les bilans de ces établissements se montent à 1,130,725,537 de dollars ou 5 milliards 653,626,685 francs. Enfin les Banques nationales ont des bilans s'élevant à la somme fantastique de 3,109,563,284 dollars : ce qui représente quinze milliards 547,816,220 francs. Le total des bilans des Banques de toutes cat<'.:goriess'élève donc à plus de trente-cinqmilliards de francs. L'ensemble des affaires traitées par les banques dans les Clearing bouses ou banques de compensation, établies dans les grands centres d'échange commercial ou financier, s'élève annuellement, d'après M. François, à .60 milliards 883 millions de dollars, soit en francs : Trois ce11qtuatremilliards quatre cent quarante-unmillions. Et pour faire face à un chiffre d'échanges aussi vertigineux, il suffit d'un stock monétaire très restreint; car les opérations des banques consistent su11out en des passations d'écritures. Ainsi, à diverses reprises, on a relevé la nature des recettes effectuées par les banques pendant une période donnée: l'or et l'argent n'entrent dans les recettes que pour une très faible part, à peine I 0 / 0 , les billets pour une proportion de 8 °/o environ, et le re'ste se compose de traites, chèques,

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