LA' REVUE SOCIALISTE doiYent nous laisser la liberté et qu'ils ne pcuYcnt pas être, comme ils le voudraient, les conducteurs du mouYement international. Pour cela, l'Allemaanc est un pays trop arriéré compare aux États occidentaux t> . du continent européen, comparé à l'Angleterre, aux Etats-Unis et à l'Australie. Aux camarades d'Allemagne, « l'action parlementaire ll, à nous, « l'action économique )) ; à nous la guerre à la propriéte mise au premier plan. Cependant, le parti socialiste hollandais n'a pas la crainte des .améliorations temporaires. Il y a quelques années, nous aYions formule dans notre programme des rcYcmlications diYcrscs, telles : la journée de huit heures .aYCCun salaire minimum; l'inspection sanitaire des habitations, des ateliers et des dcnrees alimentaires, etc., etc. C'est qu'i cette époque aucun parti bourgeois ne formulait ces rcYendications ! ous ayons eu notre « agitateur » au Parlement pour y reprocher aux partis bourgeois leur impuissance et leur mam·aise Yolonté de réaliser, même dans l'intérêt des classes dirigeantes, les plus urgentes réformes. Ces rcYcndications, cependant, n'étaient pas des rcYcndications socialistes; c'étaient, à nos yeux, et nous le disions categoriqucment des mises en demeure de la société capitaliste, mais nullement des declarations de guerre à l'ordre établi. Depuis que tous les partis bourgeois: liberaux aYancés, radicaux, cah-inistcs democratcs, ont mis les uns aprés les autres quelques-unes de nos anciennes rcYcndications dans leurs programmes, nous aYons de plus en plus adandonne cc terrain, tout en continuant à soutenir les syndicats professionnels, lorsqu'il s'agit d'obtenir des ameliorations immediatcs dans telle ou telle branche d'industrie. Les om-ricrs ont confiance dans les principes socialistes et, comme nous, ils comprennent que la lutte de classe, pour être efficace, doit finalement deYcnir une lutte contre la propriete priYée. Quant au Parlement, à nos yeux, il \'aut mieux qu'il y ait là un radical, un cah·i11istc dé1nocrate, bref un bourgeois progressiste pour plaider la cause des petites n:formes, plutôt qu'un deputé socialiste pour accomplir cette besogne. i\laintenant il nous reste des choses plus serieuses à faire que l'œunc d'agitation que nous ayons dcrriére nous. Les moyens qui, il y a quatre ou cinq ans encore, pou,·aicnt être considérés comme utiles à la propagande ne sont plus de saison, en face du chômage et de la misérc toujours croissants et de l'irritation toujours grandissante des tra\'ailleurs. Cc qui caractérise donc notre mouYcmcnt ou,-ricr, c'est que nous
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