I.E PARTI SOCIALISTE EN HOLLANDE ET SA TACTIQUE 19 3 universel existe depuis longtemps, comme en France et aux ÉtatsUnis. • En , ce dernier pays, les citoyens élisent non seulement leurs députés au Parlement et leurs maires, mais encore leurs juges et leurs policiers. Et néanmoins l'Amcrique du Nord est, dans la crise actuelle, un des pays les plus malheureux du monde. Le capitaliste y achete des voix à raison d'un beefsteack ou d'un •dollar chacune, il y achete les charges juridiques, et sa police pii1kertonnienne; aux autorités compétentes il achète le droit de tromper ses concitoyens sur la qualité des denrées qu'il leur vend et le droit de les voler. (Que l'on se rappelle seulement les malpropretés, maintenant divulguées, commises par le president Clevelanq envers le grand industriel Carnegie, de Pittsbourg.) L'adoption de la résolution Hoogezand-Sappemeer fut la conséquence de considérations pareilles. Cependant, nous n'avons pas expulsé de notre parti les socialistes parlementaires comme ont été expulsés du Congrès de Zurich les socialistes indépendants et les communistes anarchistes. En ce qui concerne plus spécialement l'attitude des socialistes de Hollande en face des anarchistes, voici les faits : La grande masse de nos camarades a constaté avec satisfaction que, depuis quelques années, certains anarchistes (tels Kropotkine, Malatesta, Merlino) ne se montrent plus hostiles à toute organisation. De plus en plus ils abandonnent leurs dadas, consistant à ne pas nommer de président dans les réunions, à se moquer des congres ouvriers, à s'opposer à l'élection de délégués pour ces congres, bref, cette « manie d'autonomie poussée jusqu'au bouton de culotte », comme l'appela un jour la Frei!Jût. Depuis que nous avons vu que les anarchistes perdent leur caractere d'individualisme outré et se développent dans la direction du communisme, nous autres - communistes avant tout - nous sentons que nous sommes plus prés d'eux que des socialistes· parlementaires, qui de jour en jour s'éloignent de nous avec leur programme de réformes sur les bases de la propriété privée. Ce que nous déclarâmes ensuite au Congres de Groningue fut, que nous étions des fédéralistes; nous n'y a,tons pas protesté contre « le nom d'armée des prolétaires, donné au parti international» mais nous y avons protesté contre l'allégation de n'être qu'un bataillon de l'année ouvrière ayant à obéir aux ordres donnés. Nous formons des corps francs, nous aimons la liberté et l'indépendance de la pensée! Nous croyons que nos camarades d'Allemagne et d'Autriche, par exemple, ne peuvent pas agir comme les socialistes des pays occidentaux. Mais nous croyons aussi que les social-dcmocrates allemands r3
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