L'ÉVOLUTIO:-. DES CROYANCES ET DES DOCTRINES POLITIQUES 141 nuaient à adorer leurs diYinités, par exemple dans l'ancien temple de Chincbaycama. En résumé, par la conquête ou par des annexions plus ou moins YOlontaircs, des communautés simples, locales, isolées et le plus souvent hostiles entre elles, tout en conscn·ant en partie leurs anciennes formes directrices au triple point de YUC économique, moral et politique, étaient ·englobées dans un organisme social plus Yastc par des organes de direction et coordination dont la structure, en raison de leur origine et de leur exercice, était naturellement autoritaire; les croyances sociales locales tendaient à se fondre dans une doctrine supérieure, commune à l'ensemble des groupes, et de tous les membres de l'empire. Les petites communautés primitiYcs continuaient à aYoir leurs représentants et administrateurs locaux; mais les liens qui les rattachaient aux circonscriptions supérieures de l'État et à son organe central étaient constitués par les délégués de cc dernier, c'est-à-dire imposés. Les croyances populaires d'un côté, les doctrines politiques officielles de l'autre, reflétaient cette double conscience collective résultant de la sujétion d'un côté, et de la conquête de l'autre. GurLLAU~1E DE GREEF. J3JBLIOGRAPHIE : GARCILASSO 0E LA VEGA, Histoire des Incas; - PRESCOTT, La Co11quéled11Pérou; - BA>ICROFT,. Nalïve races; - A. o'ÜRBIGNY, L'Homme américain; - C11ARLEV01x, Journal d'tt11i•oyage e11 .dmériq11e; - ÉLISÉE RECLUS, Géographie Unil'ersclle, t. xvm; LETOUR>IEAU, L'Evolulio11politique.
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