La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

MOUVEMENT SOCIAL l'extension à lcu'rs corporations de l'institution des Prud'hommes, continue et se traduit par <le nombreuses réunions et pétit·ions aux pouvoirs publics. Les asiles de 1111it. - Il existe actuellement à Paris 9 asiles offrant un abri gratuit et temporaire pour la nuit, avec distribution de soupe ou de pain à l'arriYée et au départ. Les refuges municipaux du quai de Valmy et de la rue du Château-des-Rentiers, contenant le premier 22 5 et le second 200 places, ne reçoiYent que des hommes; les quatre maisons de !'Hospitalité de nuit, rue de TocqueYille, 59, bouleYard de Vaugirard, 14, rue de Laghouat, 13, et bouleYard de Charonne, 122, reçoivent des hommes, des femmes et des enfants; enfin la Sociéte philanthropique a fondé 3 asiles de nuit pour les femmes et les enfants rue Saint-Jacques, 253, rue Labat, 44, et rue de Crimée, 166. Le nombre des hospitalisés, en 1893, s'est éleYe à 164,948 (146,137 hommes, 15,590 femmes et 3,221 enfants). D'aprés les réglements, les personnes admises peuvent coucher dans la même maison trois nuits de suite; le nombre des nuits passées dans les asiles par les hospitalisés a été de 495,402. Les 164,918 individus hospitalisés se sont répartis ainsi : dans cinq refuges municipaux, 43,963; hospitalité de nuit, 106,132; Sociéte philanthropique, 14,853. Les dépenses des di\·ers etablissements se résument ainsi : refuges de nuit municipaux, 342,000 francs ( couchage, 42,000; alimentation, 30,000; désinfection de Yêtements, 27,000); Hospitalité de nuit, 117,227 francs; Société philanthropique, 41,395 francs. Le prix moyen de la nuit par hospitalisé reYient à o fr. 43 pour les refuges municipaux et l'Hospitalite de nuit; a o fr. 73 pour la Société philanthropique. La greve de Graissessac. - Inutile de rechercher les causes de la diminution des commandes aux mines de Graissessac, imputables, pour la plupart, à la mauvaise gestion de la Compagnie, puisque les ouniers mineurs consentent à accepter la situation telle quelle et à supporter une diminution de travail, et, par consequent, de salaires correspon- •dant à la diminution des commandes, - pourvu que cette baisse de salaires soit solidairement répartie entre eux tous. Et, pour répondre a cet admirable élan de solidarité fraternelle, la Compagnie préfére; depuis un moi_s, cesser toute production plutôt que de consentir a partager également le travail entre tous ses ouvriers. Les parties sont d'accord sur un point : Il faut restreindre la production, partant le nombre des journées de travail. Mais cette restriction peut être opérée de deux manieres : soit par le renvoi d'un certain nombre d'ouvriers, soit par le maintien de tous les ouvriers, à

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