RE\'üE DE LA PRESSE ÉTRA:,.:GÈRE Le Jiomnle tl'Egli Eco110111isli d'aHil-mai nous apporte, comme toujours, nombre d'études fouillées : « l'action de l'État sur le cours du change >l, par R. Benini, « données et notes sur le fonctionnement Jes sen·ices communaux l>, par A. Raddi, « la crise en Sicile », par Combes de Lcstrades, « la question des huit heures», par L. Albertini, « jugement de Francesco ferrara sur quelques économistes italiens », par T. Fornari, « pn:Yoyance «, par C. Bottoni. Les études de Francesco Ferrara sur les économistes italiens sont une contribution trés riche à l'histoire de l'économie politique. K.• Marx, dans la partie bibliographique du capital, a tracé les grandes lignes de cette histoire et rendu pleine justice a l\~cole italienne. Il a mis en relief l'œu,-re de Verri, tout en accablant de son dédain des auteurs plus connus et moins dignes de l'être, Bandini, Geno,-csi, Beccaria, Filangiéri, Rossi. M. Ferrara, se plaçant au point de Yue érudit, n'a pas le droit à ces condamnations sommaires. Il consacre de longues analyses à tous les économistes italiens du dix-septiéme et du dix-huiticme siéclc et conclut ainsi : « De notre exposition, il résulte qu'il est non seule- (( ment faux, mais ridicule, de croire que le dix-neuYiéme siéclc a << donné le jour à une science nouYcllc, la science économique. « Parler d'une primauté italienne Jans la science économique est « Yain aussi. Par\'enus :\ la fin du dix-ncuYiéme siéclc, il nous est « pourtant bien pcn;1is, a nous Italiens, jetant un regard en arriére sur « nos économistes des siècles derniers, de nous cnorgu•eillir a YOir « qu'ils ne furent pas moins de quatre à cinq tout a fait hors pair, « en une période qui, en France, depuis Turgot, n'a eu que des « répétiteurs d'une même idée, ·et qui, en Angleterre, se traine à la « suite d'Adam Smith ». La S11colnpositiva, dans ses derniers numéros, contient de nouYclles contributions a la science sociale, au double point de nie médic,11 et juridique; « les désastres de chemins de fer dans le code pénal », par \'. Giani, « publications et expositions obscènes », par P. Viazzi, « fraudes ciYiles et fraudes pénales » par Santorio Faiella, « le délit féminin à_ aples », par G. Ciraolo, « le droit de mourir•», par G. Persico. Cc dernier article, trcs long, tout un petit Yolumc, étudie le suicide au point de YUClégal et suit curieusement les transformations du droit a ce sujet. Il est bien inutile de plaider pour ou contre le suicide : les suicidés ont leur petite philosophie à eux _et sont essentiellement rèfractaires aux bons conseils platoniques. Mais il n'est pas indifférent, pour l'histoire de l'bumanitè, de saYoir en détail quellc attitude ont prise les diYerscs sociétés en face du suicide. Les antiques législations ont reconnu le droit de mourir, les stoïciens en ont fait un dogme. Les civilisations catholiques ont fait peser de rudes sanctions sur la famille et les descendants
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