LA REVUE SOCIALISTE ,.et procuré à son parti une armée de missionnaires, missionnaires silencieux et prud01ts qui apporteront le levain socialiste jusqu'au fond des hame:i.ux. Signalons l'interpellation de Pelletan ( scance du 2 3 juin) au sujet de la prétention des compagnies d'Orléans et du Midi de faire payer à l'État la garantie d'intérêts non pas jusqu'en r9r4, comme cela aYait été conYcnu, mais jusqu'en 1956. Cette prctcntion un peu étrange résulte, ainsi que Millerand l'a montré dans un de ses discours nets et tranchants dont il a le secret, de cc que M. Raynal, alors ministre des TraYaux publics, n'opposa pas aux délibérations des assemblées d'actionnaires de ces deux compagnies, qui aYaicnt décbré la garantie Yalable jusqu'en 1956, une rectification nette et précise, de façon à mettre fin à toute équi\·oque. La question sera soumise à la juridiction du Conseil d'État. Il semble cependant que la démonstration de la Yolonté bien arrêtée d'une des deux parties contractantes doiYe suffir. Nous terminons cette renie parlementaire sous la pénible impression de l'assassinat du Président de la République. L:i.France perd en lui un serYiteur correct et honnête, qui aYait du Hai sang républicain dans les Yeines. Qui sait si M. Carnot n'aura pas été le dernier président de la République républicain? A. DELON.
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