LES TRAVAILLEUR:- DES CHEMINS DE FER à la date du 2ï juin 1890. Dans le règlement d'exécution de cette loi qui a paru le 6 no,,embre 1890, je relève les articles suivants, qui intéressent directement la question. Article 3. - La durée d'un jour entier de vingt-quatre heures se répartit ainsi : 10 douze heures de travail maximum; 21J repos ininterrompu de dix, neuf et huit heures au minimum: 3° autres poses, dont l'une de une heure au moins, vers le milieu de la journée. A:t. 4. - 52 jours libres convenablement répartis, dont I ï le dimanche. Art. :,. - Le service des marchandises de petite vitesse est interdit le dimanche. M. Brandt, délégué suisse, a l'espoir que toutes les nations comprendront la nécessité de suivre l'exemple donné par son pays, La confédération, dit-il, a grand peine à faire exécuter la loi. par suite de ·son isolement: les marchandises s'accumulent à la frontière et causent d~ grands embarras .. L'orateur réclame le repos hebdomadaire de trente-six heures, la journée de huit heures et des inspecteurs particuliers pour la surveilb.nce des jours de repos. Ces inspecteurs feront des rapports annuels qui seront publiés et qui pourront ainsi ètre discutés par la presse et dans les réunions. Pour obtenir ce résultat, il faut agir politiquement et économiquement, .par la voie législative et par l'organisation surtout. Avec cette dernière, on peut faire plus qu'avec la loi. M. Smith, délégué anglais, expose les résultats déjà obtenus dans son pays. La grè\'e des chemins de fer d'Ecosse, malgré sa défaite, n·a pas été sans profit. Elle fut le signal d'une agitation syndicale qui contraignit le gouvernement de la Grande-Bretagne à faire un pas considérable, en maniestant pour la première fois son inten·ention. Une loi qui date du mois de juillet de.rnier ne fixe· pas la ·durée légale de la journée; mais elle investit le Board of Tracte d'une sorte de pouYoir discrétionnaire sur les compagnies. Elle établit qu·un employé peut se plaindre directement au ministre du commerce et oblige celuici à ouvrir immédiatement une enquète. Il en résulte, objectera-t-on, de grandes chances pour que le plaignant soit renvoyé. En vue de parer à cet inconvénient, le plaignant écrit au secrétariat du syndicat et c'est celui-ci qui intervient. S'il est prouvé par l'enquête qu'un employé s'est vu imposer une journée trop longue, le ministre donne .aussitot des ordres en conséquence et ces ordres doivent être exécutés sous peine d'une amende de cent livres sterling par jour de délai. Le syndicat a pu faire sentir son autorité dans les dernières élections. Il a obtenu de beaucoup de candidats l'engagement de réclamer la réductiou des heures de travail. Une circulaire va être, par ses soins, adressée à toutes les compagnies, demandant pour les aiguilleurs: 1 ° Durée de travail de 12 heures,
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