LA REVUE SOCIALISTE Amalgamed Society. of Railway-Servants 111 England, lreland, Scotland and Wales (Londres). Schweizerischer Zugspersonnal-Verein (Lucerne); Verein Schweizerischer Locomotiv-Führer (Zurich) ; Eisenbahn-Arbeiter-Verein (Saint-Galles). Chambre syndicale de la Fédération générale des Chemins de fer de la France et des Colonies (Paris). La presse est admise aux séances, mais sous la réserve formelle que les noms des délégués. pour des motifs faciles à comprendre, ne pourront être publiés, sans l'autorisation reçue de chacun d'eux. Inutile de dire que nous nous conformerons scrupuleusement à cette recommandation. La réunion dédde que le vote se fera par nationalité, chaque fois que le désir en sera exprimé par un délégué, sinon, on votera par tètes. Les délégués sont ensuite invités à remettre au bureau leurs rapports écrits sur le mouvement dans leurs pays respectifs; ces rapports seront traduits et imprimés dans le compte rendu du Congrès. L'un d'eux, celui des Hollandais, renferme des renseignements très complets sur l'organisation de lenr syndicat. L'histoire en est curieuse. Les débuts sont ceux d'une société secrète. Il était impossible qu'il en fùt autrement, vu la terreur qu'inspirait le joug des compagnies. Les travailleurs des chemins de fer étaient réduits à l'état le plus pitoyable. Le service atteignait vingt heures par jour; les heures supplémentaires n'étaient pas payées : on ne laissait même pas à ces forçats de la voie ferrée le temps de prendre quelque nourriture; les gares ressemblaient à de véritables casernes. Les mécontents allaient toujours croissant. Mais comment secouer cette tyrannie? Q!.1elqueshommes co.urageux se réunirent et résolurent de créer un commencement d'organisation. Ils firent même paraitre un journal, le Signalien, dont la rédaction était secrète ; personne ne connaissait ni le nom des rédacteurs ni le siège de la rédaction. Q!.1and un syndiqué avait une réclamation à faire connaitre, il paraissait une lettre non signée, envoyée d'une ville quelconque, jamais la même. On publia en outre une quantité de manifestes, de brochures : on rédigea une sorte de cahier des griefs de la voie ferrée, où la situation était dépeinte sous ses traits véritables. Aujourd'hui encore, les choses n'ont guère changé. Pour des journées de 14 à 15 heurès en moyenne, l'employé touche un salaire des plus misérables; il en est qui descendent Jusqu'à deux francs par jour. Il existe un système de primes, réglé de telle sorte que ceux qui ne font rien reçoivent de fortes sommes, tandis que ceux qui ont toute la peine ne reçoivent rien. Le système inique des amendes aggrave encore la situation.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==