LA MÉVENTE DU VIN 7 1 production agricole et industrielle; la disparition d~s intermédiaires parasites entre le producteur et le consommateur; la répartition des produib nécessaires à l'existence, d'après les règles de l'hygiène. A la plaêe de la production anarchique des individus qu'une aveugle concurrence rend effrenée et qui conduit fatalement aux crises révolutionnaires, il s'agit de mettre la production collective du travail associé dont les efforts seront réglés par les indications de la science. La marche sera lente et le but est lointain : raison de plus pour s'y acheminer sans retard. Fondée sur la propriété individuelle héréditaire, laquelle n'existe que par l'antagonisme entre le Capital et le Travail, la sociétl! actuelle est r.::connue mauvaise par l'immense majorité des prolétaires et par l'élite des penseurs généreux. La forme présente de la propriété est bien malade; elle changera graduelh:ment ou violemment selon le degré de résist:rnce opposé par les détenteurs des instruments de travail. Les signes diagnostiques sont examinés avec sollicitude par la classe possédante et dirigeante pour établir la nature de la crise \'iticole. Des symptômes graves que l'on se gardera d'approfondir devicnnent ma nifostes. Le cas est pernicieux; mais les docteurs officiels de l'économie politique vont essayer d'endormir l~s douleurs par quelques cataplasmes de la Yieille école : vertu de l'initiati,·e privée, ou loi de J'offre et de la demande. Pourquoi feignent-ils dï!-{norer qu'on ne guérit pas d'un virus avec des emplùtres ? Pour justifier l'application méthodique des trois remèdes radicaux : la réglementation législative du travail, la disparition succ<.;ssi\'e des intermédiaires, et la large répartition des produits, que la conception collective d'un nouvel ordre social offre aux travailleurs agricoles, comme aux ou,-riers industriels, - il convient d'exposer les causes du mal sans chercher à dissimuler la vérité. Sans sortir du cadre étroit et spécial de la crise viticole, le bon sens et l'esprit d'équité sont-ils bien d'accord pour conseiller l'emploi de la médicamentation socialiste? 1° Y a-t-il eu surproduction en matière de vin? n'y a-t-il pas lieu de mettre un terme à cette production anarchique? 2° Les intermédiaires parasites entre le producteur et le consommateur du vin ne sont-ils pas trop nombreux? et ne serait-il pas urgent de supprimer leur rapacité individuelle par le fonctionnement d'association syndicataires et coopératives? 3° La consommation du vin ne doit-elle pas devenir plus considérable? et ne·conviendrait-il pas d'interdire le mouillage et les autres pratiques dangereuses pour la santé publique? Si l'examen successif des trois problèmes parait démontrer que la
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==