La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

MOU\'EME:--T SOCIAL 759 ITALIE Les 011'&riedrses cbe111i1d1esfer. - « Les compagnons italiens sont « heureux de Yotre Yictoire à la Chambre; ils Yous enYoicnt leur « sympathie, et adressent leurs félicitations au Congres; » tel est le texte du télégramme enYoyé au Congrès de Paris par la chambre syndicale <le la fé<lér~tion des ouniers des chemins de fer italiens. La fédération des diYerses associations italiennes des traYaillcurs de la voie ferrée est de date toute récente. Elle n'a été formée que par le Congrès de Milan, à la fin d'avril dernier, sous le titre de Lega dei ferrovieri italia11i. Cette création a été \'Otée a l'unanimité par l'ordre du jour suinnt: Considérant que les ouvriers des chemins de fer, par le fait qu'ils constituent une grande famille, ont des besoins communs et des aspirations identiques et que, pour donner satisfaction à ces besoins et à ces aspirations, il est indispensable qu'ils adoptent une tactique uniforme; Considérant que ce but ne peut être atteint que par la réalisation de l'exhortation de Marx : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous »; Considérant qu'une organisation fédérale de toutes les catégories d'ouvriers des voies ferrées, indispensable au point de vue de l'assistance mutuelle, n'exclut pas l'existence d'associations de secours mutuels ayant une administration individuelle; Le Congrès décide : 1° Dans le but d'améliorer la vie matérielle et la vie morale de leurs membres, les associations représentées se constituent en une fédération qui portera le titre de « Lega dei ferrovieri italiani >); 20 Chaque association fonctionnant comme société de secours mutuels continuera à avoir une existence propre aussi longtemps qu'une organisation unique et centrale ne sera pas constituée à cet effet. Le Congrès décida également son affiliation au parti socialiste, « en considération de ce fait que déj:i l'Union milanaise et le Syndicat des machinistes appartiennent à cc parti et de ce que l'émancipation des travailleurs des Yoies ferrées, de même que celle de la classe ounière en général, ne peut être réalisée que par la Yoic de la lutte des classes, telle' qu'elle est tracée par le parti omTicr socialiste. >> Le proces des <r Fasci 1> de Sicile. - Le conseil de guerre a condamné le députe De Felice à dix-huit ans de réclusion, à trois ans de surveillance spéciale et à la déchéance de ses droits au mandat de député et à toutes les charges publiques. Ont été condamnés, en outre de l'interdiction des fonctions publiques : Bosco, Barbato, Verra, à douze ans de réclusion; Monsalto,

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