La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

.. MOC\'EMENT SOCIAL 757 A côte; de cc rclcYé budg<'.:taire, il n'est pas sans intb-èt d'emprunter au même document la statistique des affaires examin<'.:es par la commission d'arbitrage de la chambre syndicale, du 1er anil au 3r décembre r 89 3. Sur 389 affaires <'.:tudi<'.:es9,0 ont été suiYies à l'amiable, dont 39 a\'ec succès, - 79 ont été portées de\'ant les tribunaux, 194 ont ét<'.: classées, et enfin 26 dossiers restaient .en suspens. Dans cette statistique ne figurent pas les affaires correctionnelles, oü la Chambre syndicale a d'ailleurs toujours pris la d<'.:fcnsede son adh<'.:rent. Pour éYitcr que des proces soient engagés à la légère, le Congrès décide, comme par le passé, qu'aucune affaire ne sera portée devant les tribunaux sans l'aYis préalable du conseil d'administration et du conseil judiciaire, qui est ainsi composé : les citoyens Pierre Baudin, Grozlard, Millerand et \'iyiani, aYocats ; MM. Milhaud et d'Albret, aYoués; et M. Lesage, aYocat à la cour de cassation. Lorsque, sur l'aYis de cc conseil, un procès est engagé, la chambre sy?1dicale fait l'a\'ance des honoraires de l'aYocat et de la provision à Yerscr à l'avoué. Si le procès est gagné, les a\'ances seront remboursées au syndicat par le syndiqué ou par ses ayant-droit, sauf dans certains cas intéressants, par exemple quand il s'agira d'une \'eu\'e . . . . . . La proposition relative à l'organisation d'un Congres international corporatif a donné lieu à un court débat. Le citoyen Guérard, et apres lui quelques congressistes ont donne; des explications de nature à calmer les plus timorés, et le principe du Congres international des employés et omTiers de chemins de fer a été adopté à l'unanimité moins quatre Yoix. Une somme de 2,000 francs est affectée à l'organisation de ce Congres international, qui se tiendra à Paris, au mois d'octobre. Des délégués ont été e1woyc.':spar le Congrc.':s auprés des directeurs des Compagnies, afin d'obtenir une réponse sur les revendications Yotc.':csau Congrès de 1893. Les directeurs leur ont plus ou moins nettement laissé entendre, selon l'habitude capitaliste, que c'était à leurs employés, et non au syndicat, qu'il appartenait de réclamer des améliorations; qu'en tous cas, ils ne Youlaicnt avoir de rapports qu'a\'cc leurs employés. Le Congrès, en apprenant cette décision, a \'Oté un ordre du, jour de protestation contre les Compagnies, a maintenu l'in'tcgralité du programme voté en 1893, et a résolu de le faire déposer, sous forme de proposition de loi, par les 120 députés qui ont signe l'engagement de défendre le syndicat.

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