LLTrE OU ACCORD POl.:R LA \'IF. jOI d'abord que, par rapport aux cspéccs animales, c'est l'cspéce humaine, c'est-,\-dire la moins bien armt'.:c:\ l'origine, mais la plus intelligenh.: et la plus sociable, qui s'est accrue le plus. Il y a plus d'hommes qu'il y a six mille ans et, malgré la disparition de certaines races, le nombre augmente sans cesse, tandis que le~ espéccs animales diminuent de jour en jour. D'autre part, dans l'espécc humaine, cc sont les races les plus sociables qui tendent à remplir le monde. Telle semble être, malg1:é les conjectures pessimistes, la dcstint'.:c de la race aryenne. L'ensemble de la race blanche ciYilist'.:ee, n Europe et dans l'Amt'.:riquc du ~on!, compte c1wiron 350 millions d'hommes, disciplinés sous des principes communs de droits des gens et de droit commercial. De ces 350 millions, il n'y en aYait gut'.:rcplus de la moitié il y a cent ans; la population a doublé en un siéclc (d'aprés !l!orcau de Jonnés, cité par Coste, Co11d. soc. d11 bo11!Jl'ltr l'i de la force, 3c édit., p. 5). Si, de nos jours, clic diminue en nombre ou reste stationnaire sur certains points de son territoire, clic s'accroit rapidement sur d'autres et dt'.:bordcsur le reste du monde. Au contraire, les races qui YiYcnt solitaires ou par petits groupes ont disparu, ou sont en Yoie de disparaitre. C'est en Afrique, où la ciYilisationest rudimentaire, qu'on trouYe le plus de Yestiges de races d'hommes cntiércment éteintes. La race birmane disparait graduellement. On peut préYoir le jour oü la race canaque n'existera plus. Les Nou\·eaux-Zt'.:landais disL:nt « quL:la te1Tl's.ortira des mains de leurs enfants.» Australiens, Fuégiens et J.!aoris ne seront bientôt plus qu'un souYcnir. Ainsi l'ethnographie contemporaine nous permet d'assister:\ cette disparition de races ou de peuplades sans cohésion bien déterminée. Les moins cohérents ne subsistent, comme on l'a maintes fois rcmarqut'.:,que d.rns les régions du globe ou la nature se charge de les protéger. c) L'histoire proprement dite nous fournit plus d'une prcuYc de la prépondérance de la loi d'accord comme facteur de l't'.:Yolution et du progrés. Elle nous enseigne que les groupes sociaux les plus cohérents et les plus étendus ont absorbé les moins adht'.:rcnts et les moins Yastes : le couple androgyne s'est fondu dans la gms, la gl'lls a. fait place à la tribu, la tribu :\ la cité, la citt'.:à la commune, la commune à la proYincc, la proYince :\ la nation. Les nationalitt'.:s,d'origine récente, sont mises en discussion et en échec par l'idée de la fédt'.:ration humaine. Au reste, cc sont les nations les plus fortement unies, c'cst-:\-dire associées, qui ont triomphé des autres. Au contraire, une dt:s causes de la chute des empires, et une cause capitale, est l'absence de solid.uité entre les diYcrs membres. C'est pour cette raison, unie sans doute à bien d'autres, que l'empire d'Alexandre succombe deYantRome et Rome
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