La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

CHRO~IQl!E SL'ISSE ù peine leur Yie et qu'ils pn'.:fcrent les centres populeux. 110 ml!Jecins Je plus :iux régions Jéshl!ritées, rien que cel:i scr:iit Jéjà une réforme ;'t l:iquellc la population Jes campagnes aurait tout à gagner. Et les autres Jistricts ne JeYraicnt pas se plainJrc, puisqu'ils profiteraient des lumiéres, non seulement des médecins fl!déraux, mais aussi de ceux qui fonctionnent <ll'.:jdùans les hôpitaux, policliniques, etc., au nombre de 306. La Confédération en paierait I, 22 5, total : r, 53r, à une unité prés le chiffre Je l'année 1889. En outre, certaines familles riches continueront ù vouloir leurs médecins privés; il en faudra aussi pour les stations <ll''.:trangcrs, les bains, de sorte quc Jv[M.les étudiants en médecine n'ont pas ù redouter l'aycnir. Le traYail « aux pièces » ne manquera pas. Les médecins officiels recen:iicnt un traitement de -1-,000 à 8,000 fr., nriant éYidemment (~L Grculich ne le dit pas, mais on <loit le supposer) <l'aprés les années Je service, et aussi d'aprés le coût de l'existence, qui n'est pas partout le même. En moyenne 6,000 fr. assurés, payables à jour fixe, sans notes à enYoycr - cc n'est pas énorme; mais combien d'hommes qui ont aussi fait des i'.:tudeslongues et chl'.:res, combien de médecins même n'en gagnent pas tant! AYcc cela, pas moyen de faire fortune; nous n'l'n ,·oyons pas la néœssité. A 6,000 fr., 1,225 docteurs cri'.:eraient à la Confédl'.:ration une dcpemc de 7,350,000 fr. Les communes payeraient les sages-femmes, tant par accouchement, le plus grand nombre exerçant leur art ù côti'.: d'autres occupations. Passons aux remédes. M. le docteur Moser a calculé que les médicaments sont aux honoraires du médecin cc que 6-1-.6 est à 100. Le 6-1-.6 o o Je 7,350,000 fr. = -l-,ï-1-8,000 fr. Et sur cc point, de grandes i'.:conomics seraient faciles, non en donnant :i.ux mal:i.desdes remédes de moindre nleur, comme ceux dont les pau\Tes sont parfois obligés Je se contenter, mais en créant <les laboratoiri•s fédéra11x pour la pri'.:par:i.tiondes ml'.:dic:i.mentsq, ui scr:iicnt meilleurs, souYcnt plus frais et toujours moins chers. Les ph:irmacicns, ou bien passeraient au scn·icc de l'Etat, ou bien seraient soumis ù un tarif raisonnable. Finis, les comptes d'apothicaires! Quant ;'t l'entretien dans les hôpitaux des malades sans ressources ou des patients que la nature du mal oblige <l'y transporter, nous aYons YUque cantons et communes affectent déjà à cc serYicc une somme bien YOisineJe 10 millions. En acceptant le chiffre des cxpl'rts féMraux (un peu plus <ll' 12 millions), c'est 2 millions sculemc11tque le monopole aurait ù fournir aux hôpitaux. A ces 2,000,000 fr., ajoutons les reml'.:dcs, 4,7-1-8,000 fr., et les médecins, 7,350,000 fr. - cela ne fait jamais que 14,098,000 fr. Nous sommes loin Je l'expertise fi'.:dl'.:ra!lcComptons un million pour les 43

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