LA REVUE SOCIALISTE bourgeoisie dans le vieux sens du mot, y tient une bonne place, ainsi que les mutualistes et les coopératifs. Les journaux qui enregistrèrent le mieux le mouvement sont la « Lotta di classe » de Milan, la ,< Guistizia sociale » de Palerme, l' « Unione » de Catane. << Il mare ,, de Traponi, la « Nuova Eta » de Palerme et de Marsala, l' <• Esule '> de Traponi: enfin et surtout l'« Isola » dirigée par l'auteur lui-même. Le ,, programme », les « résultats » de l'œuvre des Fasci ont été résumés dans l'opuscule de Garibaldi Bonoci (Palerme 1893). C'est le sujet du Ille chapitre. Le mouvement socialiste s'étant subitement fait en Sicile a\'eC une rapidité qui n'a d'analogue, suivant la remarque d'E. Vander\'elde, que la formation des ligues ouvrières belges après les évènements de mars 1886, il est clair qu'il ne pouvait avoir de programme nettement défini, comme le programme purement marxiste par exemple: c'étaient de simples aspirations; pourtant les résultats ne furent pas négligeables. Les " causes >'; ce sont en dehors de la race et du climat, - influences qui pouvant être mises en avant à propos de tout, ne méritent d'être discutées nulle part, dès qu'il s'agit de politique cour;inte,- la persistance du régime plus que féodal en Sicile. L'auteur donne le détail de ce régime où la main-morte et le droit du seigneur sont des réalités, où l'éviction est pratiquée plus facilement encore qu'en Irlande. Tel est Je sujet du IV0 chapitre. Le mécontentement parmi les travailleurs est analysé dans Jechapitre V à l'aide des ouvrages de Sonnino. « La population de la Sicile et de Damiani, l'enquête agraire en Sicile. » L'auteur arrive à cette conclusion qu'ont déjà formulée tous ceux qui ont tiré la philosophie des révolutions : que la vraie misère abat et ne prép:ire pas les réactions nécessaires, tandis que ie passage rapide d'un bien-être relatif à la misère est le plus efficace élément préparateur de l'insurrection. Ce qui s·est vérifié en Sicile, dans la journée de Trapani. Les ,< parias de la terre » jettent une lueur funèbre sur les bienfaits de la petite propriété. On peut voir ce que sont ces petits propriétaires dans le tableau qu'en fait l'auteur d'après Sonnino, Villari, Basile, Ribadiko, et d'après ses propres constatations. C'est de quoi s'occupe le VIechapitre. Dans le VIJo chapitre, l'auteur examine les « rapports entre les différentes classes sociales. » Il signale l'analogie qu'offre l'état actuel de la Sicile avec celui de la France, de l'ancien régime avant 1789 tel que de Tocqueville et Taine l'ont peint. Il analyse à ce propos ses propres études sur la <• criminalité en Sicile, » Je crime ne faisant que traduire brutalement les antinomies sociales. « Peuple, gouvernement et municipe » c'est le sujet du Vllle chapitre, et d'un long ouvrage de l'auteur même: «Les Institutions mu- ,nicipales. » Le brigandage féodal des « galantuomini, » sous Je couvert
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