LA REVUE SOCIALISTE GERMAINE Regardez : Je vent emporte les dernières feuilles vers la mer. MARCELINE Voici fini l'automne, ses mauvais jours vont commencer. » Madame Stanislas Meunier, dans sa curieuse pièce La Nihiliste, nous rappelle que déjà les mauvais jours ont commencé. Ses personnage; ne croient plus à l'amélioration de l'homme par la Bonté, aux apaisements sociaux par la justice. Ils saccagent et font des ruines, pensant que de ce chaos renaitra peut-être un monde meilleur. Suprême espérance des désespérés. Mais avant d'aboutir à ces fureurs d'anéantissement, que d'efforts à tenter vers le mieux! Tous les esprits clairvoyants, qui veulent l'évolution possible de l'humanité, se doivent à eux-mêmes de s'y appliquer, afin de donner satisfaction aux besoins des malheureux et de les préserver des violences auxquelles le découragement pourrait les conduire, si l'on ne modifiait pas leur sort. L'anarchie, si injuste en ses méthodes d'action, doit être, pour les gens qui désirent l'ordre et la paix, une excitation à mieux répartir les charges et les avantages sociaux, à donner à chaque homme le moyen de remplir ses fonctions d'homme. L'intéressante pièce de madame Stanislas Meunier, destinée, d'après le titre général du livre, Théâtre de salon, a être représentée dans le Monde, pourra être à ce point de vue, si elle y est jamais donnée, un profitable enseignement. GEORGES LECOMTE.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==