626 LA REVUESOCIALISTE L'étude des phénomènes psychiques, la science encore balbutiante de J'occulte passionne en ce moment de nombreux esprits et c'est ce que l'on nomme - car on aime les étiquettes commodes et se rattachant à quelque chose d'ancien - la réaction anti-matérialiste, la renaissance idéaliste pour ne pas dire religieuse. Ne serait-ce pas plutôt le prolongement du positivisme reconnu incomplet, trop étroit? On en a nettement conscience devant le caractère scientifique, impartial des ANNALESDES Sc1ENCESPsYCHIQUES.li y a là une série de faits positifs nettement exposés. Une méthode· inductive rationnelle telle que M. Durkheim l'expose pour la sociologie en tirera peut-ètre un jour des théories et des lois semblables à celtes de la physique. De curieuses expériences aussi rapportées dans l'INITIATION à côté d'études très précises. Signalons dans le n<'d'avril une Coul'tebiogra- ]Jhiede Ch. Fauvety le fondateur de la RELIGIONUNIVERSELLE. Dans ce dernier organe (n° d'avril) M. P. Verdad (Lessard) expose dans une Déclaration de /Qitet de principes, les idées chères à Ch. Fauvety dont il s'efforcera de continuer l'œuvre. Je ne voudrais point terminer sans m'excuser de ne pouvoir rendre compte de certains recueils comme LA NouvELLE REVUE, la REVUEDE PARIS arrivés trop tard, ni sans remercier vivement Saint-Antoine de !'ERMITAGEde sa bienveillante appréciation à notre égard. <,Dieu sait, dit-il dans le n° d'avril, l'amas de sottises que recèle un seul numéro de !'ÈRE NouvELLE ou de la REVUESocIALIS I E. » li est vrai que Saint-Antoine s'affirme être le seul ou à peu près à connaitre les questions sociales. L'opinion d'un homme si bien renseigné sur lui-même n'est pas di~cutable quand il s'agit des autres. Paul LAGARDE.
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