.. LE MOUVEMENT OUVRIER SUEDOIS fabrique. Mais en 1893 le Parlement refusa le petit crédit pour la publication de leurs rapports ! Pour ne rien omettre, mentionnons qu'il existe également une loi sur la caisse des maladies, mais elle trouve peu d'application au grand nombre de caisses de maladies et des a~tres caisses du secours mutuel que les ouvriers entretiennent eux mêmes. Ces dernières années une nouvelle commission a élaboré le projet d'une caisse d'assurance pour les vieillards et les invalides conçue en parti sur le modèle allemand, mais qui dans les points essentiels est fait indépendamment. Ce projet •se distingue surtout par sa grande simplicité, mais ce qu'il deviendra dans les conditions actuelles est un mystère; les chan ces de sa réussite sont bien douteuses. Par contre, malgré les protestations des radicaux, notre Diète s'est empressée de rendre plus sévères les lois pour la protection du travail libre, c'est-à-directes rompeurs de grèves, et elle a en 1893 refusé, sans débats, d'examiner la modeste proposition du radical Fr. Berg sur la j,owrnée normale de travail. Les camarades étrangers ontpu voir par ce compte-rendu que les ouvriers suédois manquent, au point de vue politique et social, de tout ce que les ouvriers des autres pays plus avancés ont obtenu par des luttes acharnées. Mais nous aussi. nous avançons ; é pur si muove, la société suédoise ! Notre jeune parti social-démocrate a compris qu'on ne révolutionne pas en un clin d'œil les conditions existantes, et les sources des misères du monde ouvrier. Si la tâche, qui se trouve encore devant nous, est grande, elle ne l'est pas plus que l'énergie et la persistance qui peuvent vaincre, doivent vaincre et vaincront. A nos côtés luttent les forces du développement, la puissance de l'exemple des pays qui sont à l'avant-garde du combat émancipateur, et bientôt elles vaincront les résistances les plus tenaces. Pour cela la social-démocratie suédoise a toujours cultivé l'esprit international. Compagnons, vos victoires sont les nôtres. Comme vous, nous ne luttons pas pour la délivrance d'une seule nation, d'une seule race ou d'une , confession, mais pour la liberté, le bonheur et la civilisation de l'humanité entière, pour tous les êtres à face humaine. H j. BRANTING
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