MOUVEMENT SOCIAL dans les campagnes pour amener au mouyement le concours des populations rurales. Les socialistes rouges et noirs sont d'accord sur tous les points, et ce phénomène n'est pas un des moins curieux, de ceux auxquels nous assistons en Suisse, sous l'ère des droits populaires. Un rejere11du111. - Le peuple suisse était appelé à se prononcer sur l'acceptation ou le rejet d'un nouvel article constitutionnel 34 ter qui dit : « La Confédération a le droit d'édicter des prescriptions législatives dans le domaine des métiers, » « L'article 34 de la constitution fédérale ne parle pas de législation concernant les métiers, il dit : « La Confédération a le droit de statuer des prescriptions uniformes sur le travail des enfants dans les fabriques, sur la durée du travail qui pourra y être imposé aux adultes, ainsi que sur la protection à accorder aux ouvriers contre l'exercice des industries insalubres et dangereuses. » Il était donc nécessaire pour assurer aux ouvriers des métiers îa protection dontjouissent les ouvriers et ouvrières des fabriques, d'introduire· dans la Constitution un article cfonnant à la Confédération le droit de légiférer. •Aux termes de la Constitution fédérale, toute modification ou adjonction à la Constitution doit ètre soumise au vote du peuple. Pour la sanction il faut la majorité du peuple et celle des Etats. C'est en vertu qe ces dispositions que le corps électoral était convoqué. Moins de la moitié des électeurs inscrits a pris part au vote. Le scrutin n'a pas été favorable à la modification constitutionnelle projetée. L'article 34ter a été repolissé par la majorité du peuple dans la plupart des cantons. Il avait rencontré une vive opposition dans le canton de Genève. C'est justement l'éventualité de l'introduction dans la loi à faire du principe des syndicats obligatoires dont n'a pas voulu le corps électoral D'autre part, les partisans de ces mêmes syndicats étaient mécontents de ce que l'article 34ter n'en fit pas mention. Le nombre des abstentions est à noter. Sur 650.000 électeurs,- 300.00 ou 350.000 seulement sont allés aux urnes. Autrefois, il y avait toujours de 500.000 à 550.000 votants. Cette loi, malheureusement rejetée, répondait en partie aux décisions ouvrières réunies en une série de thèses au Congrès de Bienne. Ce Congrès voulait mettre les ouvriers de la petite industrie ;:iu bénéfice de la loi sur les fabriques qui ne s'applique qu'aux grandes entreprises industrielles ; Reclamait l'instruction professionnelle des jeunes apprentis ; Demandait que les employées de magasin, les couturières, les modistes, les repasseuses, les servantes d'auberge soient protégée> contre l'exploitation des employeurs:
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