LA REVUE SOCIALISTE c) En protégeant légalement l'ouvrier contre les renvois injustifiés. d) En assurant d'une façon suffisante les travailleurs contre les suites du nia11c1uede travail, soit par une assurance publique, soit en assurant h:souvriers à des institutions privées, à J'aide des moyens publics. r) En protégeant pratiquement le droit d'association, en faisant en sorte que la formation d'associations ayant pour but de défendre les intérêts ouvriers contre les employeurs ne soit jamais empêchée, de même que les adhésions à ces associations. /) Etablissement d'une juridiction officielle des ouvriers vis-à-vis de leurs employeur$, et pour l'organisation démocratique cl u travai 1 dans les fabriques et atelier~, not::unment dans ceux de l'Etat et des communes. UAss11ra11ce obligatoire contre les maladies. - Enfin on est à la veille de voir s'ouvrir un mouvement, à propos de l'assistance et des soins aux malades. Une grande commission, nommée par le Conseil fédéral, a élaboré un projet de loi relatif à l'assurance obligatoire. Ce projet prévoit la constitution de caisses auxquelles les Confédérations, les cantons, les patrons et les ouvriers verseraient leur apport. 525 délégués des associations ouvrières représentant environ 190.000 membres, se sont réunis à Zurich, dans les _locaux des « Associations catholiques»; ils étaient convoqués pour traiter la question du projet de loi d'assurance obligatoire. On voyait dans un méli-mélo pittoresque les plus ardents des chefs aimés du socialisme. Il y avait là Seidel, Mett!er, Greulich et autres, et à coté, des socialistes chrétiens, école De Curtins; le professeur Beck, de l'université catholique de Fribourg, en costume ecclésiastique, puis les présidents du Pius Vcrei11. C'est avec unanimité qu'on a jeté par dessus bord le projet officiel auquel on n'a pas laissé un paragraphe de bon, L'ingérence des patrons même par des cotisations serait une tutelle; elle permettrait à ceux-ci de s'immiscer dans l'administration des caisses. On n'en veut à aucun prix. Le projet est en outre insuffisant, il ne répond à aucune exigence. A l'unanimité on le repousse, pour se rallier au programme et au projet de M. Greulich, secrétaire ouvrier, poste qui est fixé dans le budget de la Confédération. Le projet Greulich est simple : la Caisse fédérale prend à sa charge tous les frais de médecins, médecines, traitement, séjour à l'hôpital. Le médecin devient, comme l'instituteur, le pasteur ou le curé, un simple fonctionnaire qui doit ses soins à tous. Cela coùtera beaucoup d'argent; mais on demandera les ressources nécessaires au monopole du tabac, lequel rapportera 10, 12 ou 14 millions, et ce sera suffisant. Et, à l'unanimité, l'assistance a voté l'adoption du projet Gre~lich et le monopole du tabac pour en assurer l'exécution. Un pétitionnement va être immédiatement organisé en vue d'obtenir une votation populaire. Il sera fait une active propagande
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